Vu, Lu, Entendu...

03/10/2019

Jai Jagat, la longue marche pour la paix : c'est parti !


Le 2 octobre est partie de New-Delhi, en Inde, la marche de 10 000 km à travers 17 pays dont l'arrivée est prévue le 25 septembre 2020 à Genève, à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Retour sur les initiateurs de la marche : le mouvement Ekta Parishad de l'indien Rajagopal.


A plus de 70 ans, l’Indien Rajagopal est un habitué des grandes marches. C’est une méthode qu'il utilise depuis la création en 1991 du mouvement Ekta Parishad, qu’on peut comparer au mouvement des sans terres au Brésil. Les victimes d’oppression, les pauvres, les sans terres, y apprennent à résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, en se formant aux méthodes non violentes.

Présent dans une dizaine d’Etats indiens, il compte trois millions de membres – paysans, Dalits, autochtones… Les marches de 2007 et 2012, à l'image de la marche du sel organisée par Gandhi, rassemblent jusqu’à 100 000 personnes, obligeant les politiques à s'engager sur des réformes agraires, en partie, réalisées aujourd'hui. Mais le mouvement déchante à partir de 2014. Les promesses tombent à l'eau. Le gouvernement en place dit qu'il ne peut rien faire pour cause de problème avec le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les contrats passés avec les multinationales et autres…. Le mouvement Ekta Parishad prend conscience que les revendications doivent dépasser les frontières de l'Inde. La prochaine Marche devra être internationale. C'est Jai Jagat, destination Genève, avec en tête les 17 objectifs de développement durable adoptés par l'ONU en 2015. Sur les 17 points, des priorités : la non-violence et la paix, la réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale et l’égalité de genres, la durabilité écologique et le changement climatique. 
marche_1.mp3 Marche.mp3  (3.17 Mo)


Jai Jagat, la longue marche pour la paix : c'est parti !





1.Posté par boukhers le 08/10/2019 22:12
Je souhaite commencer a marcher a partir de Azerbaidjan comment s'inscrir ? merci de m informer

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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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