Vu, Lu, Entendu...

25/03/2017

Financement participatif : Mariana Otero a filmé l'assemblée de Nuit Debout



« Il n’y a rien à faire, mon rapport au monde passe par le fait de le filmer », dit-elle. Sitôt l'apparition du mouvement Nuit Debout au printemps 2016, Mariana Otero a donc pris sa caméra et l'a fait voyager au cœur de cette démocratie directe en cours Place de la République. La réalisation du documentaire intitulé L'assemblée et dont la sortie est prévue à l'automne 2017, est  dans sa dernière phase : montage son, musique, mixage, étalonnage, sortie du DCP (support du film en salles), etc.  Un coût d'au moins 25 000 € pour lequel chacun peut apporter sa contribution, à partir de 10€, sur Kisskissbankbank

« "L’assemblée" est un documentaire, ce n’est pas un reportage, explique Mariana Otero. Il ne parle pas "sur", il raconte. Ce film est le récit d’un événement mais aussi une tentative de  mise en récit d’une réflexion et d’un questionnement. Sous la forme apparente d’une chronique, en alternant scènes d’assemblée et scènes de commission, moments de vie, de déclamation, d’échange et de réflexion, il raconte comment cette incroyable assemblée de Nuit debout a pris forme, comment elle a permis à des citoyen-n-es de reprendre la parole et combien son organisation et son fonctionnement ont posé de questions.

Au passage, on y découvre les problématiques essentielles qui ont traversé le mouvement. Tout cela au milieu des éléments hostiles qui ont fait le lot quotidien du mouvement  : irruptions récurrentes et souvent violentes de la police, difficultés logistiques, météo particulièrement peu clémente... J’ai construit le film sans interview, sans voix off, de manière à laisser une place au specta-teur-trice et à lui permettre de s’interroger et de penser cette ré-invention d’une assemblée démocratique que fut, est et sera Nuit debout. »



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​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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