Vu, Lu, Entendu...

24/05/2019

Exilés, Français, précaires… Un "Etonnant Voyage" d'une semaine




Exilés, Français, précaires… Un "Etonnant Voyage" d'une semaine
exiles.mp3 Exilés.mp3  (2.12 Mo)

Du 1er au 8 juin, des hommes et des femmes d'ici ou d'ailleurs réunies par la précarité vont marcher ensemble le long du canal d'Ille-et-Rance, entre Rennes et Saint-Malo. Un "Etonnant Voyage" pour, disent-ils, « affirmer notre solidarité, notre refus commun de la précarité et de l’indignité et notre volonté partagée de respect des droits humains fondamentaux. »

Le projet est né de la rencontre entre des migrants et des habitants du quartier populaire rennais de Maurepas. On devine que la préparation ne se limite pas à la logistique. Les rencontres ont commencé depuis plusieurs mois notamment par des ateliers d’écriture poétique et de photo. L’objectif est de produire un petit recueil qui sera remis lors de l'accueil officiel des marcheurs le soir du 8 juin par le Festival littéraire Étonnants Voyageurs. Cette marche est une manière, aussi, d’interroger la question de la culture…

Une manifestation « pour dire non à la précarité et à l’indignité » lancera l' "Etonnant Voyage" le samedi matin 1er juin aux Lices à Rennes. Des concerts, films, débats, théâtre, contes et autres animations sont prévus aux localités-étapes avant l'arrivée à Saint-Malo par bateau, « manière de rappeler l’urgence du sauvetage en Méditerranée »...

Pour en savoir plus, participer, faire un don, voir le site  et la page facebook                                                          




Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires