Le billet

Été pourri


30/07/2014




Au-dessus des corps assoupis sur les plages, les tragédies du monde grondent. Des avions explosent en plein ciel, foudroyés par un missile ou par l'orage. Surtout, il pleut du sang, toujours, sur les sables de Gaza : plus de 1 200 morts en trois semaines. De Syrie : plus de 140 000 morts en trois ans. De Libye maintenant. Le climat est lourd aussi sur la France, le pays d'Europe qui abrite le plus de Musulmans et de Juifs. Cependant, dans les villes françaises, des milliers de manifestants pro-palestiniens déjouent pacifiquement les provocations des émeutiers et du gouvernement Hollande-Valls complice du colonialisme guerrier israélien. Des pacifistes héroïques résistent toujours en Israël. Des jeunes Palestiniens et Israéliens tweetent leur fraternité. Et Mariah, la jeune non-violente syrienne que l'on retrouve ici deux ans plus tard, prépare les lendemains de la guerre. Quelques rayons d'espoir, bien faibles, mais bien là.
 
Michel Rouger





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​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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