Le billet

Espèce en danger


08/05/2019




Parmi toutes les espèces qui cohabitent sur la Planète, il en est une qui inquiète particulièrement : l'espèce humaine. Elle semble en voie d'abêtissement. Samedi 4 mai, sur un marché parisien, une meute d'individus apparus récemment, des "antispécistes", a agressé un boucher bio. Un de plus : une dizaine de bouchers, profession surarmée mais pacifique, ont déjà demandé assistance. Se nourrir de végétaux et s'habiller de coton et de cordes ne pose pas de problème à l'humanité mais que des cerveaux mutent ainsi en choux-fleurs, si. C'est un nouvel effet de la pollution qui frappe aujourd'hui un peu partout l'esprit humain. Dans l'actualité, on voit aussi de plus en plus d'individus belliqueux chasser des êtres de la même espèce. D'autres, sans histoire, se pendent ou se jettent d'un pont à cause d'un éco-système qui brutalise les populations pour engraisser une minorité. L'Homo dit sapiens ("intelligent", "sage" en latin) est aussi en train de détruire un million d'espèces animales ou végétales, une sur huit, dont il a pourtant besoin. Aucun animal ne fait ça.

Michel Rouger

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Le billet de la semaine

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Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

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