Le billet

23/08/2012

Eléphant



Deux ans que les salariés de Fralib, près de Marseille, affrontent Unilever, occupent leurs ateliers, protègent leurs machines, remuent la Justice. Face à la multinatinale qui a fermé leur usine pour s'engraisser ailleurs, ils tentent de créer une coopérative et de garder leur marque, Eléphant, née à Marseille il y a 119 ans. Hors de question, vient de répliquer le Pdg de la firme. Blocage. Les Fralib restent ainsi aux avant-postes de la rentrée sociale 2012, la première du pouvoir socialiste. Suspense. Eléphant, heureusement, ça parle au PS ; d'un autre côté, François Hollande, qui va les recevoir le 31 août, un peu trop souvent dodeline. Qu'il n'oublie pas : il y a un an, il se faisait fort de maintenir la marque Eléphant à Marseille. Les Fralib, eux, ont de la mémoire.
 
Michel Rouger




Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​Essentiel - 26/11/2020

Article n°2697 - 19/11/2020

​? - 05/11/2020

​Ok, c'est bon... - 30/10/2020

​Democratic Circus - 14/10/2020

​Stop - SUVisme - 08/10/2020

Couché ! Pas bouger - 01/10/2020

J – 17 - 08/09/2020

Le Masque - 02/09/2020

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

1 2 3 4 5 » ... 23






Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires