Le billet

05/03/2012

Égales



8 mars, le retour. Avec surtout la bataille pour l'égalité. L'égalité dans le travail : sûr, d'ailleurs, que les hommes bénéficieraient eux-mêmes des conquêtes des femmes sur la précarité, les salaires, les conditions de travail ! L'égalité aussi dans la cité: là, en revanche, les hommes vont y perdre. Difficile pour les vieux mâles de lâcher les grands pouvoirs politique, économique, religieux. Imaginer des femmes parmi les pontifes en robe, catholiques ou musulmans, faut avoir la foi : impossible. Voir les grands patrons céder leurs titres et attributs : faudrait y mettre des millions. Reste les politiques. Depuis 8 mars 2011, l'affaire Strauss-Kahn a mis à nu l'hypocrisie. Allez, Françaises, courage ! Après tout, il vous en faut moins que pour les femmes de Syrie, du Kivu ou de Somalie.

Michel Rouger






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​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

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