19/06/2014

Drapeau



Continuons à parler de la Coupe mondiale, populaire et identitaire de foot, la bataille qui écrase sur nos écrans toutes les guerres sanglantes du moment. Le moment, il faut le reconnaître, est particulier. Durant quelques semaines, le raciste applaudit le joueur noir, le trotskiste brandit le drapeau confisqué par la famille Le Pen, le Breton redevient Français... Dimanche dernier, le bonheur était carrément dans le pré de Porto Alegre. Et 1 et 2 et 3-0 contre les redoutables Honduriens ! Voilà la France en finale puis victorieuse puis défilant sur les Champs-Élysées. Tous ensemble, Blacks Blancs Beurs, comme en 1998. Seulement jusqu'à la  fin juillet, faut pas exagérer. Mais savourons cet éphémère moment où le pays de la désunion nage dans la communion. Où Benzema fait mieux que Victor Hugo, le génial poète. Il est vrai déjà européen.
 
Michel Rouger



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Le billet de la semaine

Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
20210422_fou.mp3 20210422 Fou.mp3  (1.14 Mo)


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