Le billet

Drapeau


19/06/2014




Continuons à parler de la Coupe mondiale, populaire et identitaire de foot, la bataille qui écrase sur nos écrans toutes les guerres sanglantes du moment. Le moment, il faut le reconnaître, est particulier. Durant quelques semaines, le raciste applaudit le joueur noir, le trotskiste brandit le drapeau confisqué par la famille Le Pen, le Breton redevient Français... Dimanche dernier, le bonheur était carrément dans le pré de Porto Alegre. Et 1 et 2 et 3-0 contre les redoutables Honduriens ! Voilà la France en finale puis victorieuse puis défilant sur les Champs-Élysées. Tous ensemble, Blacks Blancs Beurs, comme en 1998. Seulement jusqu'à la  fin juillet, faut pas exagérer. Mais savourons cet éphémère moment où le pays de la désunion nage dans la communion. Où Benzema fait mieux que Victor Hugo, le génial poète. Il est vrai déjà européen.
 
Michel Rouger





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Le billet de la semaine

Colère, sans masque

Je ne sais pas pour vous mais, ici, le virus de la colère a fini par franchir la barrière. Cette pénurie et cette quête obsédantes de masques, de tests, de lits, de respirateurs  et bientôt de médicaments révoltent. Car il y a dix ans, on les avait les masques ! En stock et fabriqués sur place. Holà, gabegie, on dit les gouvernements. Et des Français aujourd’hui meurent par centaines. Le monde entier n’a pas encore engendré des dirigeants et organisations à la hauteur des enjeux vitaux du XXIe siècle mais la démocratie française est particulièrement malade. Depuis dix ans, à s’occuper et décider de tout, jusqu’aux arrière-cuisines, nos trois petits monarques républicains Sarkozy, Hollande et Macron, ont été bien incapables de voir loin. D’avoir une vision. D’anticiper les dangers pourtant annoncés. En revanche, servir au jour le jour la minorité possédante, oui. Et aujourd’hui, plutôt que de rétablir l’impôt sur la fortune au nom de la solidarité, un ministre du Budget organise un appel aux dons, des sous m’sieudames pour nos entreprises, sans même porter un masque de carnaval.

Michel Rouger

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