Vu, Lu, Entendu...

01/05/2019

Des ex-soldats palestiniens et israéliens ensemble pour la paix



ex_soldats.mp3 Ex soldats.mp3  (2.48 Mo)

Depuis 14 ans, le 7 mai, les Israéliens se souviennent des soldats morts au combat. Les "Combatants for Peace" commémorent d'une autre façon cette journée du souvenir: "Notre cérémonie commémorative transforme le récit traditionnel de la victimisation en un récit d’unité et d’espoir."

Qui sont ces combattants pour la Paix ? Mouvement créé en 2006, il réunit d'une façon unique au monde, les ex-soldats des deux camps. "Nous sommes un groupe de Palestiniens et Israéliens qui ont pris une part active au combat : soldats israéliens servant dans les FDI et Palestiniens luttant pour libérer leur pays, la Palestine, de l’occupation israélienne. Nous – au service de nos peuples - nous baissons les armes que nous avons dirigées contre l'Autre et nous nous voyons autrement que dans l'éclatement des balles. Nous sommes combattants pour la paix sur la base des principes de la non-violence. Nous travaillons ensemble pour mettre fin à l’occupation de la Palestine, apporter une paix juste à la terre et démontrer que les Israéliens et les Palestiniens peuvent travailler et vivre ensemble."
 
Combatants for Peace anime des groupes de paroles binationaux israélo-palestiniens, utilise les techniques du  Théâtre du l'Opprimé pour parler autrement du conflit. Le mouvement participe également à l’aide humanitaire, notamment à la reconstruction de terrains de jeux, de maisons, d’écoles et de vergers démolis en Cisjordanie.






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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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