15/02/2021

Démocratie locale : l'exemple des villages autogérés algériens



Le village d'Aguemoune Nath Amar © Arezki Saïd - Jeune Afrique
Le village d'Aguemoune Nath Amar © Arezki Saïd - Jeune Afrique
democratie_locale.mp3 Démocratie locale.mp3  (2.74 Mo)

Cette semaine, en Algérie, le Hirak a deux ans. Le puissant mouvement citoyen, qui a renversé Bouteflika et impressionné l'opinion internationale, résiste  et continue à secouer le régime malgré la répression et la pandémie. Mais d'autres mobilisations plus modestes témoignent de la vitalité citoyenne qui parcourt le pays. Ainsi les villages autogérés des montagnes kabyles que l'on découvre dans ce reportage de Jeune Afrique

Aguemoune Nath Amar, un petit village accroché à plus de 1 800 mètres d’altitude, dans le massif de l’Akfadou, Zouvga, Tiferdoud...  des dizaines de villages pratiquent cette démocratie participative que bien des communes françaises cherchent aussi à inventer. "Le comité est l’autorité suprême du village, chaque quartier élit ses représentants pour arriver à un comité de village de 49 membres », explique Khaled à Aguemoune Nath Amar ; " C’est la démocratie participative et c’est conforme aux traditions ancestrales de la tajmaat (mini agora kabyle)", poursuit Kamel, l’un des plus jeunes membres du comité : "Ainsi, commente le reporter de Jeune Afrique, les jeunes du village ont insufflé une nouvelle dynamique dans les vieilles structures ancestrales".

L'origine de cette dynamique remonte à 2006 lorsque Rabah Aïssat, l’ancien président de l’Assemblée populaire de la wilaya (préfecture) de Tizi Ouzou, a eu l’idée de lancer le concours du village le plus beau et le plus propre de sa région. Quelques mois plus tard, un groupe terroriste a assassiné Rabah Aïssat, pas son idée qui a au contraire grandit.

M R


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Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


08/07/2021

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