Vu, Lu, Entendu...

19/12/2019

Dans la ferme autogérée du réseau Longo Maï en Suisse



Dans la ferme autogérée du réseau Longo Maï en Suisse
longo_maii.mp3 Longo MaIi.mp3  (1019.01 Ko)

« Vivre avec peu. » Depuis quatre ans, Cécile Gavlak et Alexis Voelin « effleurent », disent-ils, ce que cela signifie. Dans le van, où ils habitent, et à l'extérieur. La route, en effet, les conduit « à la rencontre de celles et ceux qui font de la sobriété un art de vivre et  un vrai combat ».  

Dans ces rencontres, en Bretagne, en France, en Suisse ou ailleurs en Europe, ils s'immergent pour mieux les raconter dans "Les cahiers d’Ici Bazar" : des reportages écrits et audio où l'on prend son temps avec eux à découvrir comment des hommes et des femmes essaient de résoudre la question du travail au plus près de leurs aspirations.

C'est ainsi qu'en juillet 2019, ils ont passé deux semaines dans la ferme du Montois, à Undervelier, en Suisse, dans le canton du Jura, l'un des moins riches du pays et « historiquement terreau d'anarchistes ». Les neuf militants qui y vivent font partie des deux cents membres de Longo Maï, réseau européen de communautés anarchistes créé en 1973. 

Sur la ferme de onze hectares, expliquent les deux journalistes, « les activités ressemblent à celles de n’importe quelle ferme. Sauf que, dans ce lieu en autogestion, l’activisme politique est omniprésent, il n’y a pas de patron et personne ne touche de salaire. Toute rentrée d’argent s’ajoute à la caisse commune. Nous sommes montés sur leur manège en perpétuel mouvement et le collectif nous a laissé entrevoir son équilibre. » Ce qu'ils nous font partager dans le Numéro 9 des Cahiers. 

Tarif : 7 € le numéro (+ frais de port). Abonnement (28 € par an, 4 numéros, frais de port compris).
Vente en librairie ou en ligne.
Sur le site d'Ici Bazar  : les neuf numéros parus, la liste des points de vente et autres informations pratiques.

Photos Ici Bazar







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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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