Les Fièvres de lait, station de métro Sainte Anne à Rennes.
Pas de chance, il pleut et la place est quasiment vide. Renseignement pris, ils jouent dans le métro. Que des musiciens puissent jouer dans le métro, c’est nouveau à Rennes, non ? Ils me confirmeront qu’ils sont les premiers à y tenter leur chance. Et ça marche, à chaque arrivée de métro des gens s’arrêtent, écoutent et certains engagent quelques pas de danse… Entre deux morceaux, je prends rendez-vous pour un entretien à 16 heures.
Quelques pas de danse
La pluie a cessé, le groupe remonte sur la place. Fêtes de Noël à l’horizon, elle est très fréquentée malgré le temps bien gris. Ils sont cinq, quatre hommes et une femme, un saxophone, une guitare, une clarinette, une batterie et un violon ; ils enchaînent les morceaux, folk breton, gallo, irlandais, musique d’Amérique du Sud, des Balkans… La violoniste est roumaine, « franco- roumaine » précise-t-elle.
Les passants s’arrêtent pour écouter et comme dans le métro, certains engagent quelques pas de danse, marsurka, scottish, valse… Ça donne le sourire et ça réchauffe avec ce temps bien gris. La musique est joyeuse et le groupe plein d’entrain, on a envie de les suivre. Le temps passe vite. Personne n’éprouve le besoin de faire une pause, ni les musiciens, ni ceux qui écoutent. Il est plus de 16h 30 et pour mon rendez-vous, ça risque d’être chaud. J’en profite pour prendre des photos.
Les passants s’arrêtent pour écouter et comme dans le métro, certains engagent quelques pas de danse, marsurka, scottish, valse… Ça donne le sourire et ça réchauffe avec ce temps bien gris. La musique est joyeuse et le groupe plein d’entrain, on a envie de les suivre. Le temps passe vite. Personne n’éprouve le besoin de faire une pause, ni les musiciens, ni ceux qui écoutent. Il est plus de 16h 30 et pour mon rendez-vous, ça risque d’être chaud. J’en profite pour prendre des photos.
L’antidote, c’est le calcium
C’est seulement à la tombée de la nuit (en décembre elle arrive tôt), que nous nous retrouvons autour d’un verre. Il y a là, Claudia, Aurélien, Aymeric, Louis et Samuel. Samuel vous le connaissez : il a fait l’objet d’un reportage dans Histoires Ordinaires : Ecoutez ce jeune paysan, vous boirez du p'tit lait. Journaliste, globetrotter, il est aujourd’hui paysan musicien comme les quatre autres compères, tous paysans. Les quatre garçons sont éleveurs-laitiers et Claudia pratique la culture de l’hospitalité en plus de l’élevage de chèvre.
Mais pourquoi « fièvre de lait » ? La réponse arrive enfin : « Il vient de notre métier en commun : paysans et éleveurs ». Mais encore ? pour ceux qui ne sont pas du métier : « la fièvre de lait est un problème métabolique au moment du vêlage, l’antidote, c’est le calcium ». Et le calcium on le trouve dans le lait (entre autres) et surtout, il est indispensable pour vivre en bonne santé… comme la musique ! Je commence à comprendre.
Mais pourquoi « fièvre de lait » ? La réponse arrive enfin : « Il vient de notre métier en commun : paysans et éleveurs ». Mais encore ? pour ceux qui ne sont pas du métier : « la fièvre de lait est un problème métabolique au moment du vêlage, l’antidote, c’est le calcium ». Et le calcium on le trouve dans le lait (entre autres) et surtout, il est indispensable pour vivre en bonne santé… comme la musique ! Je commence à comprendre.
Druides autoproclamés
« Le groupe s’est créé en 2017 pour animer une assemblée générale de l’ADAGE, une association d’éleveurs et d’éleveuses en système herbager autonome et économe ».
Des éleveurs engagés donc, comme les cinq membres du groupe qui sont tous en bio et… druides même si l’un d’entre eux est Mayennais.
« Nous nous autoproclamons druides avec notre antidote musical, inclassables et revendicateurs face au métabolisme chancelant de la société » précisent-ils dans leur fiche de présentation. Effectivement, c’est tout à fait cohérent avec le nom du groupe « fièvres de lait ».
Pour en savoir plus, partager leur univers, danser sur des musiques traditionnelles pimentées de rock punk ou de musique tzigane, venez les écouter, danser, ou échanger avec eux sur leurs métiers, leurs engagements… Ils seront présents l’après-midi des 15 ans d’Histoires Ordinaires le 7 février à la Maison de quartier de Villejean à Rennes.
Vous passerez un bon moment et après avoir pris votre antidote, vous repartirez en pleine forme !
Texte et photos : Jean-Yves Dagnet.



Engagés
