Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

20/02/2014

Ces enfants de la Réunion déportés en Creuse




La stèle érigée à l'aéroport Rolland-Garros de La Réunion
La stèle érigée à l'aéroport Rolland-Garros de La Réunion
La France a officiellement reconnu mardi 18 février la déportation en métropole d'enfants réunionnais, ceux que l'on a appelé "les enfants de la Creuse". Une histoire profondément (in)humaine, celle de quelque 1600 enfants arrachés à leurs familles de 1963 à 1981, à l'initiative de Michel Debré, à peine élu député de La Réunion, qui prétendait aider ainsi au repeuplement de départements métropolitains en voie, comme la Creuse, de désertification.
 
On avait fait miroiter aux familles un avenir plein de promesses, à commencer par des études : en réalité,  les jeunes se sont retrouvés avec un grand sentiment d'abandon, dans ce qui était pour eux comme un pays étranger, la France métropolitaine, sans aucun espoir de rejoindre dans un délai raisonnable leurs proches et leur terre. 
 
Le 18 février, à l'initiative du groupe socialiste, l'’Assemblée nationale a reconnu la «responsabilité morale» de l’Etat dans cette migration forcée. La résolution (qui n'ouvre pas droit à réparations) a été adoptée par 125 voix contre 14, l'ensemble de la gauche a voté pour, l'UMP contre, l'UDI n'a pas pris part au vote. 

Cette reconnaissance a donné lieu à divers émissions et reportages, ainsi dans le magazine Interception de France Inter




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Le billet de la semaine

​Montez !

Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger

13/06/2019

Nono