Le billet

Bêtise démocratique


05/07/2012




Mardi à l'Assemblée. Le Premier Ministre expose son projet pour les cinq ans à venir. À droite, des rangs de l'UMP, surgissent cris, huées, raffut. Un chahut incessant. Il y avait déjà le cirque télévisé hebdomadaire mais là, pour ce moment démocratique fort, dans une France en crise, c'est le bouquet. Aux collégiens mal élevés, le modèle de vieux députés imbéciles. Aux jeunes dépolitisés, le signal fort de notables bouffons. Est-ce la « justice fiscale » qui les rend fous ? Pourtant, le richissime mais patriote François Pinault soutient bien François Hollande : ça ne doit pas être très grave ! Ou est-ce la fierté de leur échec total : budgétaire, social, moral, et pour finir électoral ? En fait, ces députés UMP se découvrent soudain opposants. La démocratie est un art dans lequel ils ont, semble-t-il, tout à apprendre.

 
Michel Rouger  





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La peine au travail

Bonne année aux ouvriers des abattoirs. Et bonne santé surtout ! Par exemple à tous les collègues des ouvrières et ouvriers qui nous bouleversent dans le remarquable film Entrée du personnel à voir ou à revoir jusqu’au 6 mars sur Arte. Révoltant. Les bêtes pâturant chez l’éleveur du coin sont mieux traitées. Un film à voir par tous. Surtout par ceux qui veulent défendre ou réformer les retraites. « Reste à y arriver en bonne santé, dit un ouvrier, et à en profiter au moins deux ans. Autrefois les gens n’avaient pas des cadences comme ça. » Dans des tas de professions, de la souffrance physique au burn-out, la peine au travail s’est aggravée, malgré ou à cause de la robotisation, et à la fin, ceux qui ont beaucoup peiné et meurent tôt financent toujours les retraites de ceux qui ont moins peiné et meurent tard. Une injustice criante aggravée par le  pouvoir actuel qui a durci des critères de pénibilité déjà indigents. Un sujet qui devrait être au cœur des propositions des partis de gauche s’ils étaient vraiment sensibles à la peine au travail des milieux populaires. 

Michel Rouger

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