Vu, Lu, Entendu...

24/10/2019

Affaire Triskalia : victoire de deux salariés licenciés




Pascal Brigant et Claude Le Guyader (Photo Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest)
Pascal Brigant et Claude Le Guyader (Photo Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest)
triskalia_1.mp3 Triskalia.mp3  (2.33 Mo)

Ce jeudi 24 octobre, le tribunal des prud’hommes de Guingamp a donné raison à deux salariés licenciés en septembre 2013 par la coopérative Nutréa-Triskalia dans l'affaire des pesticides, ont annoncé le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest et l'Union Régionale Solidaires de Bretagne. Leur licenciement a été déclaré « sans cause réelle et sérieuse ». Nutréa-Triskalia doit payer 64 313,65 € à Claude Le Guyader et 44 672, 95 € à Pascal Brigant. 

C'est une victoire importante dans ce long combat (voir son origine dans ce reportage) mené depuis près de dix ans. "C’est avec la même détermination, indiquent les deux organisations, que nous soutiendrons toutes les autres victimes des pesticides de Triskalia et des autres entreprises agro-alimentaires fautives lors des procès à venir. Le moment est venu que les responsables de la coopérative Triskalia rendent compte de leurs actes devant la justice pénale." 

Prochains rendez-vous : le lundi 11 novembre prochain, les victimes des pesticides de Triskalia, seront une nouvelle fois auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen, dans le cadre de l’audit effectuée en France et Bretagne ; le 5 décembre , le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Saint-Brieuc va statuer sur la demande de reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur déposée par Claude Le Guyader suite à son empoisonnement. 



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​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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