Vu, Lu, Entendu...

A Bagnolet, une bergerie change la vie au bas des tours


08/07/2016



Sur Sideways, la web-série participative où ils racontent des initiatives inventant un autre monde, nos amis Hélène Legay et Benoit Cassegrain signent un neuvième reportage aussi passionnant que les précédents. L’histoire se passe dans la banlieue parisienne, dans le quartier des Malassis à Bagnolet. Elle est titrée :  « La bergerie des Malassis rumine la ville ! » Cela étonne évidemment… 

Tout a commencé il y a 8 ans avec la création de l’association Sors de Terre. Au début, Gilles y jardine avec les enfants puis, avec Lucas, David et Yvan qui l’ont rejoint, il achète deux brebis et une chèvre. Pour elles, avec les habitants du quartier, ils construisent alors une bergerie en bois sur un terrain clos abandonné. Le troupeau a grandi. Aujourd'hui, il y a plus de vingt-cinq têtes. 

Hélène et Benoit nous emmènent à la rencontre de Gilles et des habitants. On voit Gilles conduire ses chèvres à travers les rues pour les faire pâturer entre deux barres d'immeubles ; aider des enfants et adolescents à découvrir une vie qu’ils ignorent ; expliquer ce projet à la fois « utopique, poétique et  transgressif », dit-il. Et l’ont voit des habitants qui s’activent dans les ateliers organisés à la bergerie, s’approprient l’aventure et comptent bien la détendre : le quartier des Malassis fait l’objet d’une « opération de rénovation urbaine », la bergerie actuelle doit disparaitre en 2018, ils ne veulent pas la voir remplacée par une bergerie municipale, cela n’aurait plus de sens.






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Le billet de la semaine

​A la noix

Le camembert vegan à base de noix de cajou débarque sur nos tables, annonce mon journal. Dit comme ça, à la louche, ce camembert est plus que louche. Une faute. De goût. Pire : contre l'esprit. Ce n'est pas une nouvelle mode, comme la poule qui passera bientôt au salon plutôt qu'à la casserole. C'est une tendance lourde. La tendance du faux. Le business de l'agro-chimie s'avance masqué. Il fait croire qu'une pâte de produit exotique HEC (à haute empreinte carbone) est meilleure pour la planète  qu'un fromage AOC en circuit court. Il fabricote, en touillant des molécules, du faux steak saignant, des faux œufs, des fausses langoustines. Et pirate, en transformant les cerveaux en pâte molle, notre patrimoine culturel immatériel. Le pays aux 1 200 fromages doit résister. Continuer à têter sereinement le lait bio de notre vache à la mamelle généreuse qui broute et rumine paisiblement sur nos vertes prairies. La vache, le plus vegan de nos amis les animaux. 

Michel Rouger

08/02/2018

Nono