Vu, Lu, Entendu...

08/07/2016

A Bagnolet, une bergerie change la vie au bas des tours




Sur Sideways, la web-série participative où ils racontent des initiatives inventant un autre monde, nos amis Hélène Legay et Benoit Cassegrain signent un neuvième reportage aussi passionnant que les précédents. L’histoire se passe dans la banlieue parisienne, dans le quartier des Malassis à Bagnolet. Elle est titrée :  « La bergerie des Malassis rumine la ville ! » Cela étonne évidemment… 

Tout a commencé il y a 8 ans avec la création de l’association Sors de Terre. Au début, Gilles y jardine avec les enfants puis, avec Lucas, David et Yvan qui l’ont rejoint, il achète deux brebis et une chèvre. Pour elles, avec les habitants du quartier, ils construisent alors une bergerie en bois sur un terrain clos abandonné. Le troupeau a grandi. Aujourd'hui, il y a plus de vingt-cinq têtes. 

Hélène et Benoit nous emmènent à la rencontre de Gilles et des habitants. On voit Gilles conduire ses chèvres à travers les rues pour les faire pâturer entre deux barres d'immeubles ; aider des enfants et adolescents à découvrir une vie qu’ils ignorent ; expliquer ce projet à la fois « utopique, poétique et  transgressif », dit-il. Et l’ont voit des habitants qui s’activent dans les ateliers organisés à la bergerie, s’approprient l’aventure et comptent bien la détendre : le quartier des Malassis fait l’objet d’une « opération de rénovation urbaine », la bergerie actuelle doit disparaitre en 2018, ils ne veulent pas la voir remplacée par une bergerie municipale, cela n’aurait plus de sens.





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Le billet de la semaine

​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

Nono












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