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23/10/2014




Toujours chaud bouillant, le militant travailleur socialiste Gérard Filoche  n'y a pas été de main morte devant la dépouille du Pdg de Total Christophe de Margerie.  « Suceur de sang »... Un excès de détestation totalement déplacé. Mais la louange a aussi approché l'outrance. Sitôt tombée la nouvelle, un baril d'éloges s'est répandu sur les esprits. Chez les politiques et les journalistes, c'est à qui acclamerait le mieux le patron jugé d'exception. Pourtant, bizarrement, personne n'aura pu extraire de cette nappe rose recouvrant complaisamment bien des accusations contre la compagnie, une idée, un choix, de ceux qui font les grands stratèges ou les visionnaires. Il suffirait donc aujourd'hui d'être jovial, sympathique, médiatique pour entrer dans l'Histoire. En fait, le patron d'une multinationale du pétrole, par ailleurs première entreprise française, est simplement décédé accidentellement. C'est beaucoup et c'est peu, finalement, au total.

Michel Rouger   





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

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