Le billet

23/10/2014

​Total



Toujours chaud bouillant, le militant travailleur socialiste Gérard Filoche  n'y a pas été de main morte devant la dépouille du Pdg de Total Christophe de Margerie.  « Suceur de sang »... Un excès de détestation totalement déplacé. Mais la louange a aussi approché l'outrance. Sitôt tombée la nouvelle, un baril d'éloges s'est répandu sur les esprits. Chez les politiques et les journalistes, c'est à qui acclamerait le mieux le patron jugé d'exception. Pourtant, bizarrement, personne n'aura pu extraire de cette nappe rose recouvrant complaisamment bien des accusations contre la compagnie, une idée, un choix, de ceux qui font les grands stratèges ou les visionnaires. Il suffirait donc aujourd'hui d'être jovial, sympathique, médiatique pour entrer dans l'Histoire. En fait, le patron d'une multinationale du pétrole, par ailleurs première entreprise française, est simplement décédé accidentellement. C'est beaucoup et c'est peu, finalement, au total.

Michel Rouger   




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Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

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