Vu, Lu, Entendu...

​Solidarité internationale : la fin de l'indispensable revue Altermondes


25/05/2016



La rédaction d'Altermondes
La rédaction d'Altermondes
Triste nouvelle encore pour le droit à l’information. La revue Altermondes qui, depuis onze ans, offrait des nouvelles, des analyses, des reportages originaux, engagés et de qualité sur les pays en développement et les relations Nord-Sud, doit mettre aujourd’hui la clé sous la porte. Le dépôt de bilan intervenu le 9 mai devrait déboucher sur la liquidation prochaine de la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) créée il y a un peu plus de deux ans, en mars 2014. 

Cette SCIC, la première dans la presse, était l’un des leviers imaginés par l’équipe d’Altermondes regroupée autour de David Eloy, son rédacteur en chef, pour relancer le média, la revue et le site. Avait notamment suivi fin 2015 une opération de financement participatif. Malheureusement, les objectifs n’ont pas pu être atteints. La vente en kiosques a bien démarré avec  3 000 exemplaires vendus les premiers mois mais elle a peu à peu chuté de moitié et a dû être suspendue au début 2016. Parallèlement, les abonnements payants, bien qu’ayant doublé en deux ans pour atteindre 2 800, sont restés insuffisants. 

Altermondes a sans doute manqué de temps et de relais de communication. L’intérêt pour les relations Nord-Sud et les pays pauvres est peut-être aussi en cause à une époque de repli des populations des pays industrialisés sur leurs propres problèmes. Reste bien sûr l’espoir pour Altermondes qu’un repreneur se manifeste…





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Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono