Le billet

​Peste moderne


19/10/2017




Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

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​L'accueil à la française

Mardi, à Calais, le Président a annoncé que l'État distribuerait lui-même désormais les repas aux migrants. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est aussitôt attelé à organiser le service et il est question qu'il vienne lui-même le premier jour servir nos invités en attendant de passer la louche aux CRS ou aux gendarmes mobiles : la question n'est pas tranchée. Mais les migrants viendront-ils ? Déjà, pour qu'ils puissent se reposer, on leur offre des auberges tout confort et ils les boudent ! Ces « centres d'accueil et d'examen » seraient des antichambres de leur renvoi, craignent-ils. Où vont-ils chercher ça ? C'est vexant. Il est arrivé que des gendarmes saisissent leurs duvets et effets personnels et les jettent à la poubelle, ce qui a révolté le Secours Catholique et l'Auberge des migrants qui viennent de porter plainte. Mais il faut le comprendre aussi le gendarme : il se décarcasse, ils refusent, ça l'énerve.

Michel Rouger

18/01/2018

Nono










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