Le billet

​Parole


30/03/2017




Manuel Valls s'était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire : c'est non, il va voter Macron. François Fillon avait déclaré qu'il ne serait plus candidat s'il était mis en examen ; ben non, je reste. Telle est la parole aujourd'hui de deux anciens premiers ministres rêvant de devenir chefs d'État. Le déshonneur assumé, revendiqué même au nom de l'intérêt supérieur de la Nation quand il ne s'agit que d'intérêt personnel : rebondir en tuant enfin le PS pour l'un, se mettre à l'abri de la justice pour l'autre. De quoi favoriser un peu plus les paroles extrêmes, les mensonges de Marine Le Pen, les bons mots de Jean-Luc Mélenchon. D'inciter les électeurs à rester silencieux le 23 avril. De laisser pour de bon la démocratie sans voix.

Michel Rouger

2017_03_30_parole.mp3 2017 03 30 Parole.mp3  (1.38 Mo)






1.Posté par Jean-Yves Dagnet le 31/03/2017 12:58
Bravo pour cet Edito court et très pertinent; Je fais tourner sur FB

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La Ghouta orientale. « L'enfer sur terre », dit Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu. « Un autre Srebenica », alerte The Guardian, le quotidien britannque. Un carnage. Mais il a lieu en Syrie et comme en Bosnie hier, comme en Afghanistan, en Somalie, au Kivu ou au Yemen aujourd'hui, plus ça dure, plus c'est dur d'assister continûment au massacre des enfants et au renoncement des puissances. Alors l'envie vient de singer les singes de la sagesse. Rien voir, rien entendre, rien dire. Fuir. Oublier les guerres, les injustices, les périls. Consommer, communiquer, courir les émotions factices du siècle. Étouffer la voix intérieure. Mais cette voix reste là, constante, ardente. Non. Car il n'y a pas de bonheur sans elle. Et pas de liberté, d'humanité, sans s'indigner. Toujours.

Michel Rouger

22/02/2018

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