Le billet

​On y croit


04/01/2018




« Nous avons besoin de repenser un grand projet social », a dit le Président. Ce n'est pas une blague lancée au téléphone à l'ami Hanouna. Ni un nouveau coup de com'. C'est du sérieux. C'était dimanche soir, aux vœux. « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a dit aussi notre Kennedy à nous. Et voilà que dès potron-minet chaque Français pense au grand projet social. S'en va lutter contre la stigmatisation des chômeurs et des migrants, les attaques contre les HLM ou l'audio-visuel public. S'en va lutter contre les projets du gouvernement. Pense justice, liberté, égalité, fraternité, écologie pour tous. La bataille des valeurs entre la droite et la gauche, à l'obsolescence programmée, est de nouveau en marche. Des députés marcheurs redeviennent d'ailleurs socialistes. On y croit, Président. C'est promis. Le citoyen français sera ainsi en 2018 : sitôt levé, sitôt debout.

Michel Rouger

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Le billet de la semaine

​L'accueil à la française

Mardi, à Calais, le Président a annoncé que l'État distribuerait lui-même désormais les repas aux migrants. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est aussitôt attelé à organiser le service et il est question qu'il vienne lui-même le premier jour servir nos invités en attendant de passer la louche aux CRS ou aux gendarmes mobiles : la question n'est pas tranchée. Mais les migrants viendront-ils ? Déjà, pour qu'ils puissent se reposer, on leur offre des auberges tout confort et ils les boudent ! Ces « centres d'accueil et d'examen » seraient des antichambres de leur renvoi, craignent-ils. Où vont-ils chercher ça ? C'est vexant. Il est arrivé que des gendarmes saisissent leurs duvets et effets personnels et les jettent à la poubelle, ce qui a révolté le Secours Catholique et l'Auberge des migrants qui viennent de porter plainte. Mais il faut le comprendre aussi le gendarme : il se décarcasse, ils refusent, ça l'énerve.

Michel Rouger

18/01/2018

Nono










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