Le billet

11/02/2016

​Merci patron



A table, le soir, il y a souvent état d'urgence chez des milliers de salariés du privé mais de cette urgence-là, le Président n'a pas parlé jeudi à la télé. Trop de boulot, trop d'heures non payées, trop d'abus. Ou carrément licencié « sans cause réelle et sérieuse » comme disent les Prud'hommes. Il y a bien ce recours, mais à quoi bon ? Ça prend des années. L'État piétine la règle européenne qui dit que « toute personne a le droit d'être jugée dans un délai raisonnable  ». En 2012, il a été condamné, rien n'a changé. 200 salariés l'attaquent de nouveau cette semaine, qu'est-ce que ça changera ? Le principal, c'est d'avoir un boulot, non ? Dites merci patron. Quand même :  si on macronise le Code du Travail, on peut peut-être en échange donner plus de moyens aux Prud'hommes ? Une sorte de contrat. « Quoi ? Un contrat ! »

Michel Rouger



Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

​Coronaparano - 07/05/2020

Liberté - 30/04/2020

Medef-19 - 16/04/2020

Colère, sans masque - 02/04/2020

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

Virus - 26/02/2020

Paravents - 20/02/2020

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

1 2 3 4 5 » ... 22


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












Partenaires