Le billet

​Méditation


02/10/2019




La méditation étant devenue la recette du bonheur face aux brutalités du temps, méditons. Avons-nous suffisamment pensé à Jacques Chirac tous ces jours-ci ? Clairement non. A la fulguration surtout de 1995 sur « la fracture sociale » et ce qui s'en suivit, c'est-à-dire rien. Pourquoi rien ? Parce qu'il aimait les gens. La fracture s'aggrava mais les gens, sentant qu'il les aimait, l'aimèrent pour toujours, spécialement à sa mort. Aujourd'hui, le président aggrave aussi la fracture sociale. A partir du 1er novembre, la réforme de l'assurance chômage va jeter des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté. Mais s'il se faisait aimer en aimant autant les gens que Jacques Chirac, ça passerait. Pourquoi a-t-on besoin d'être aimé de notre monarque républicain ? Pour oublier ? A creuser à la prochaine méditation. 

Michel Rouger

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Le billet de la semaine

Merci Mustapha. Courage.

La France, qui a vite fait de s’apitoyer sur la détresse des Afro-Américains, semble découvrir qu’elle a elle-même ses Afro-Franciliens fauchés plus que tout autre par le Covid-19. Une visite présidentielle ne saurait effacer une honte républicaine qui court depuis des décennies malgré tous les rapports et les S.O.S.. Autant que le Covid-19, c’est le virus de la pauvreté qui tue aujourd’hui en Seine-Saint-Denis. Parce que le pauvre, ici comme à New-York comme partout, est mal logé, mal nourri et ne peut guère se confiner. Car il faut bien s’entraider et prendre les transports pour bosser. Pour   nettoyer, livrer, soigner, servir ceux qui vont mieux, vont bien et ne vous regardent pas sinon de très haut. Mustapha, Fatima, Boubacar... La grande crise, au moins, vous rend visibles car indispensables. Espérons que vous ne soyiez pas encore victimes demain d’un virus tenace que vous connaissez bien : l’oubli. 

Michel Rouger

09/04/2020

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