28/01/2016

​L'erreur



Les confessions de Nicolas Sarkozy sorties lundi en librairie ne resteront pas un chef d'œuvre de littérature. Pas plus que de repentance. Bien pôv'con-trition que celle-là qui oublie les dérives de la sarkozie, ses affaires et ses fripouilles. Non, simplement quelques impairs. L'erreur est humaine n'est-ce pas ? Et, très humainement, quels gouvernants n'ont pas péché ? L'erreur, en politique, est même une tradition. Ces jours-ci encore, Christiane Taubira était, c'est évident, devenue une erreur de casting dans un gouvernement qui s'est droitisé. Le projet de déchéance de la nationalité pour une partie des Français est même plus qu'une erreur, une faute presque impossible à réparer. Mais enfin, tout le monde peut se tromper, le peuple lui-même, qui le regrette souvent : 2007, 2012...

Michel Rouger



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Le billet de la semaine

Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
20210422_fou.mp3 20210422 Fou.mp3  (1.14 Mo)


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