Le billet

​Brexit breizh


22/03/2018




Branle-bas de combat dans les campagnes et villes bretonnes. A partir de ce vendredi et jusqu'à la mi-avril, les 331 caisses locales du Crédit Mutuel Arkéa se prononcent sur l'indépendance de la banque. On imagine l'ambiance dans les bistrots qui jouxtent les agences : - Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs et aux Alsaciens -  Moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps. Bien sûr, c'est encore une guerre de Seigneurs, ici de la finance. Rien ne serait arrivé si le très cher PDG Yann Per Denez (Jean-Pierre Denis) était devenu président de la Confédération nationale aujourd'hui abhorrée. Et rien ne dit qu'Arkéa, qui a prospéré au sein de celle-ci, vivra mieux demain, sonné par un combat  qui déchire les salariés. Mais c'est tentant. Comme pour les Anglais et Catalans en d'autres circonstances, l'indépendance est un élixir enivrant. Les conséquences, les Bretons pourront toujours en faire une chanson

Michel Rouger

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Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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