Vu, lu, entendu... Amériques

Un film sur le Musée de la Solidarité au Chili


21/01/2015




Un film sur le Musée de la Solidarité au Chili
En 1971, l’idée d’un Musée de la Solidarité ("Chileno no estas solo"), en soutien au gouvernement populaire, arrive sur le bureau de Salvador Allende. Il s’agit d’une initiative unique au monde : lancer un appel à dons auprès d’artistes du monde entier pour constituer le premier musée d’art contemporain d’Amérique Latine. Le retentissement est international et des centaines d’œuvres sont alors envoyées au Chili.

Après le coup d’Etat militaire de 1973, les œuvres disparaissent, mais les initiateurs du projet ont l’idée de perpétuer cette initiative en dehors des frontières du Chili en créant « le Musée de la Résistance » et en organisant des expositions itinérantes de par le monde. Entre 1973 et 1991, ce mouvement artistique recueillera plusieurs milliers d’œuvres d’art en soutien au peuple chilien. 

Ce n’est qu’en 1990, année qui signe le retour de la démocratie au Chili, que l’on retrouve les premières œuvres d’art. Les organisateurs du Musée de la Solidarité jusqu’alors en exil décident que le moment est venu pour que ces oeuvres reprennent la route du pays. 

Les années de transition démocratique qui s’en suivent menacent l'installation du Musée de la Solidarité à Santiago et sa pérennisation. Ainsi, malgré les pressions certains artistes bienfaiteurs pour attirer l’attention de l’opinion publique sur le devenir de la collection, l’héritage du Musée de la Solidarité fut dilapidé parmi d’autres collections et le Musée condamné à l’oubli.

Une équipe de jeunes réalisateurs a aujourd’hui le projet, autour d’un film documentaire, de raconter l’incroyable épopée de ce musée unique au monde, composé de milliers d’œuvres léguées au peuple chilien, au nom de la liberté.

Cependant, après deux ans de travail de recherche complètement autofinancés et des dizaines d’heures d’entretiens préliminaires, ils ont besoin de retourner visiter les principaux protagonistes de l’histoire de “Chileno no estás solo” afin de les filmer avec du matériel professionnel. Et, pour ce faire, ils souhaitent être soutenus via une plateforme de financement participatif.

Pour en savoir plus :
Apporter votre soutien sur la plateforme de financement participatif
Suivre l'actualité de "Chileno no estas solo" sur Facebook







 




Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 12 Février 2015 - 17:22 Indignation sélective







Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y aussi des tâche nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Voici une liste (non exhaustive). Il suffit de prendre contact avec la rédaction. 

Pour le site

Rediffuser/partager le site et la  newsletter
Animer les comptes Facebook et Twitter
Assurer la veille « qualité » 
Réaliser des versions « audio »
Assurer des tâches administratives
Rechercher des financements
Traduire des textes en breton
Traduire des textes en anglais
Faire le lien entre adhérents
Animer un blog Bretagne (bilingue)
Animer un autre blog local
Animer un blog thématique
Etc.
 

Pour les livres

Signaler libraires et autres lieux de diffusion
Aider des rencontres en librairie et autres lieux
Signaler des évènements, des personnes liées au thème
Lire des manuscrits
Relire pour correction
Participer à la mise en page
Traduire en anglais, en espagnol, en breton
Rechercher des modes de financement
Etc.


Le billet de la semaine

​Parole

Manuel Valls s'était engagé à soutenir le vainqueur de la primaire : c'est non, il va voter Macron. François Fillon avait déclaré qu'il ne serait plus candidat s'il était mis en examen ; ben non, je reste. Telle est la parole aujourd'hui de deux anciens premiers ministres rêvant de devenir chefs d'État. Le déshonneur assumé, revendiqué même au nom de l'intérêt supérieur de la Nation quand il ne s'agit que d'intérêt personnel : rebondir en tuant enfin le PS pour l'un, se mettre à l'abri de la justice pour l'autre. De quoi favoriser un peu plus les paroles extrêmes, les mensonges de Marine Le Pen, les bons mots de Jean-Luc Mélenchon. D'inciter les électeurs à rester silencieux le 23 avril. De laisser pour de bon la démocratie sans voix.

Michel Rouger

30/03/2017

Nono



Webdoc "Les 11 de Saint Péran"