Histoires Ordinaires parle des anonymes, des invisibles, qui étonnent
Vu, lu, entendu... Amériques

A Port-Salut, l'avenir passe par la protection de l'environnement


12/04/2012




Michel Monnin, le fondateur de la Fondam
Michel Monnin, le fondateur de la Fondam
C'est en 2004 qu'a été créée la Fondam, Fondation Dallas Monnin, à Port-Salut, sur la côte, dans le département du Sud, au sud de Grand'Anse. La Fondation est née de la volonté de Michel Monnin, un Suisse arrivé en Haïti à l'âge de 7 ans, peu après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La fondation porte le nom de sa fille cadette, décédée dans un accident de voiture.

« Notre objectif est de travailler sur le reboisement du pays, de lutter contre l'érosion des sols et de donner une éducation civique aux plus jeunes, en particulier en matière d'environnement », explique cet homme mince à la chevelure grisonnante. Une mission plus que nécessaire dans un pays qui a déjà perdu plus de 90% de sa couverture forestière, abattue et commercialisée par des marchands de charbon de bois, utilisé partout comme combustible pour la cuisson des aliments. D'où ses « mornes » -collines- pelées, caractéristiques du paysage haïtien.




La pépinière de la Fondam à Port-Salut
La pépinière de la Fondam à Port-Salut
Autre mission importante, le reboisement. La Fondam a mis en place une pépinière, qui fournit gratuitement des plants à ceux qui le souhaitent et plante elle-même un certain nombre d'arbres. Depuis sa création, ce sont plus de 300.000 pousses qui ont ainsi été mises en terre. Si un certain nombre sont coupés par des gens ou mangés par les chêvres, plus de la moitié sont encore en place

Le plus difficile reste la création de canaux de contour sur les pentes des collines déboisées. L'objectif est à la fois de limiter l'érosion du sol tout en empêchant les inondations, l'eau étant retenue et canalisée jusqu'au bas de la pente. « Ca coupe la ravine et ça absorbe les pluies ». Depuis l'édification d'un certain nombre de ces contours dans lesquels sont plantés des arbres, le village de Port-Salut ne subit plus la moindre inondation, se félicite leur « architecte ».

Malgré toute sa bonne volonté, la Fondam peut difficilement aller plus loin pour l'instant, du fait d'un manque de soutien de l'Etat. «Nous ne pouvons pas protéger efficacement ce que nous mettons en place. Nous sommes tributaires à ce niveau du rétablissement de l'autorité de l'Etat mais c'est quelque chose qui prend beaucoup de temps», regrette Michel Monnin.

Erwann Lucas
Des "contours" construits par la Fondam sur un morne au-dessus de Port-Salut
Des "contours" construits par la Fondam sur un morne au-dessus de Port-Salut







Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 12 Février 2015 - 17:22 Indignation sélective







Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y aussi des tâche nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Voici une liste (non exhaustive). Il suffit de prendre contact avec la rédaction. 

Pour le site

Rediffuser/partager le site et la  newsletter
Animer les comptes Facebook et Twitter
Assurer la veille « qualité » 
Réaliser des versions « audio »
Assurer des tâches administratives
Rechercher des financements
Traduire des textes en breton
Traduire des textes en anglais
Faire le lien entre adhérents
Animer un blog Bretagne (bilingue)
Animer un autre blog local
Animer un blog thématique
Etc.
 

Pour les livres

Signaler libraires et autres lieux de diffusion
Aider des rencontres en librairie et autres lieux
Signaler des évènements, des personnes liées au thème
Lire des manuscrits
Relire pour correction
Participer à la mise en page
Traduire en anglais, en espagnol, en breton
Rechercher des modes de financement
Etc.


Le billet de la semaine

​Musique !

Alors les musiciens sont arrivés. 100, puis 200, puis 300. Au total 350. Ils ont pris place. Place de la République. Des  jeunes musiciens républicains, pas de la Garde Républicaine. Ils ont amorcé Le Nouveau Monde. La symphonie a envahi la nuit parisienne pour une nouvelle Nuit Debout. Elle a étouffé la cacaphonique pollution automobile, effacé le tapage médiatique, recouvert le fracas des casseurs et CRS, brisé les chaînes du terrorisme et de l'état d'urgence, éclipsé le chahut des députés le mercredi, l'assourdissante impuissance des gouvernants. L'Orchestre debout pourrait revenir pour jouer cette fois la 9e Symphonie de Beethoven  ou le Choeur des esclaves de Verdi. Et si un nouvel air envahissait ainsi toutes les grandes places de France,  un air de nouveau monde ?

Michel Rouger 

25/04/2016

Nono



Webdoc "Les 11 de Saint Péran"