Vu, lu, entendu... Amériques

L'eau contre l'or : conflit sanglant au Pérou


19/07/2012



L'eau contre l'or : conflit sanglant au Pérou
Au Pérou, le conflit autour du projet minier de Conga, dans la région de Cajamarca, se radicalise, raconte Béatrice Héraud sur Novethic. Début juillet, les manifestations, durement réprimées, ont fait cinq morts et une quarantaine de blessés. Le président a décrété l'état d'urgence et fait appel à l'Eglise pour servir de médiateur.

« Depuis octobre 2011, explique Béatrice Héraud, un grave conflit oppose des habitants de la région de Cajamarca, au nord du Pérou, aux promoteurs du projet d’aménagement de la mine d’or et de cuivre de Conga, porté par Yanacocha, une joint venture de Newmont, Buenaventura et l’international finance corporation. Ce chantier, qui doit débuter en 2014, est estimé à 4,8 milliards de dollars. Il devrait peser lourdement sur les réserves en eau de la région, sa réalisation devant conduire à sacrifier quatre réservoirs d’altitude pour les remplacer par des lacs artificiels. Pour les opposants, c’est aussi la destruction de centaines d’hectares de zones humides et la pollution de millions de m3 d’eau qui se profile »...




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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono