Vu, lu, entendu... Amériques

La grève de la faim de la chef amérindienne


10/01/2013



La grève de la faim de la chef amérindienne
Depuis le 10 décembre, soit un mois maintenant, Theresa Spence, la chef améridienne de la tribu des Attawapiskat, dans le nord de l’État de l’Ontario, poursuit une grève de la faim installée dans un tipi à Ottawa, en face au Parlement canadien. « Elle proteste, explique Gaëlle Le Roux sur France24, contre les conditions de vie des autochtones, particulièrement exposés aux problèmes de logement, de chômage et de santé publique. » Déjà, l'hiver passé, « elle avait décrété l’état d’urgence sur son territoire, alors que plusieurs dizaines de ses administrés dormaient par un froid polaire sous des tentes ou des habitations de fortune, sans eau courante ni électricité. »





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono