Vu, lu, entendu... Amériques

L'histoire terrible et heureuse de l'indien Karapiru


14/02/2013



L'histoire terrible et heureuse de l'indien Karapiru
Sur le site de Survival, on peut découvrir l'histoire terrible d'un indien de la tribu Awá dans le nord-est du Brésil, une tribu "découverte" il y a quarante-cinq ans seulement et qui a vu peu à peu arriver colons, éleveurs, bûcherons, lesquels n'ont eu de cesse de chasser les pauvres awás.
 
C'est ainsi que Karapiru a vu un jour des hommes de main armés surgir et massacrer sa famille. Lui a réussi à s'échapper, une balle dans le dos, en s'enfonçant dans la forêt. L'un de ses fils s'en est sorti aussi mais blessé et capturé.
 
Dans un premier épisode, Survival décrit les dix années d'errance de Karapiru : plus de 600 kilomètres de marche à travers l’Etat du Maranhão. Karapiru lui-même raconte dans de courtes séquences son odyssée.
 
Le second épisode est l'histoire d'une rencontre. Un jour, Karapiru suit un fermier jusqu’à un village. La nouvelle se répand qu’un Indien inconnu, parlant une langue que personne ne comprend, est sorti de la forêt. Et puis, on lui présente Xiramukû et lui le comprend…
 





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

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