Un outil de L'Enfant Bleu à découvrir (cliquer sur l'image)
La maltraitance, les violences sur les enfants, ce n’est pas une fatalité. Des associations luttent depuis des décennies pour que la puissance publique prennent les mesures qui s’imposent. Elles ne sont pas toujours reconnues et peinent à obtenir les financements nécessaires à la poursuite de cet objectif fondamental qu’est le respect des droits des enfants.
La voix de l'enfant
La Voix de l’Enfant Créée en juillet 1981, cette fédération relaie les informations transmises par les 82 associations qui la composent et qui interviennent dans 82 pays, dénonce les violations dont sont victimes les enfants en France et dans le monde et propose des réponses appropriées aux besoins de l’enfant. Elle est à l’origine des Unités d'accueil pédiatriques enfance en danger (UAPED) en milieu hospitalier pour les enfants victimes de violences sexuelles et autres maltraitances. Dans les affaires qui laissent apparaître des dysfonctionnements des services sociaux et judiciaires, elle se constitue partie civile.
Eva
1986, les Dossiers de l'écran : Eva Thomas témoigne. C’est la première fois qu’une victime d’inceste parle à visage découvert. Auteure de deux ouvrages, "Le viol du silence" et " Le sang des mots », elle crée à Grenoble, le 14 novembre 1985, l’association S.O.S. Inceste Pour Revivre.
Elle existe toujours avec ses groupes de paroles, ses ateliers de théâtre et de yoga, sa galerie des expressions et bien sûr les écoutes et les entretiens pour combattre l’inceste et les violences sexuelles sur les enfants et les adolescents et soutenir les adultes victimes dans leur enfance ainsi que leurs proches.
Elle travaille en lien avec le Parquet de Grenoble (le Procureur de la République et ses magistrat·es), la Brigade de Protection des Familles, la Gendarmerie, la Médecine légale du CHU de Grenoble, l’UAPED (Unité d’Accueil Pédiatrique de l’Enfance en Danger) et le Centre Régional du Psycho traumatisme Auvergne-Rhône-Alpes.
On retrouve le même type d’association à Nantes "Eva, pour les victimes d’inceste et de violences sexuelles" . Comme d’autres associations, elle doit faire face à une perte de financement publique pour l’année 2025, restrictions budgétaires qui impactent l’association et son fonctionnement.
Face à l'inceste
Face à l’inceste a fait suite en 2020 à AIVI, créé par Isabelle Aubry, fondatrice du premier site internet francophone sur l'inceste. Violée par son père lorsqu'elle était enfant, Isabelle Aubry a fondé l'association en 2000. Elle a contribué à faire avancer la cause en militant pour l'insertion de l’inceste dans le code pénal comme crime spécifique, pour que la question du consentement de l’enfant ne se pose plus et que le délai de prescription soit rallongé et s'applique à toutes les victimes d'un même agresseur
Mouv'enfant
Mouv’enfant, association indépendante et apartisan, née en 2023 dans la continuité de la CIIVISE (Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants). Arnaud Gallais, membre de la CIIVISE, victime d’inceste et activiste, constate avec d’autres militants qu’il est temps d’interpeler et de faire bouger les pouvoirs publics. L’association rassemble des survivants et survivantes de violences sexuelles durant l’enfance, ainsi que leurs alliés : « Nous nous mobilisons pour une société qui écoute et protège les mineurs. Nous luttons contre un système qui maintient et entretient la domination des adultes sur les enfants par la violence qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle. »
L’association a été très présente lors des dernières élections municipales. Les communes parce qu’elles gèrent crèches, écoles, centres de loisirs, équipements sportifs, structures culturelles sont « un maillon décisif » dans le continuum éducatif et préventif des violence
L’association a été très présente lors des dernières élections municipales. Les communes parce qu’elles gèrent crèches, écoles, centres de loisirs, équipements sportifs, structures culturelles sont « un maillon décisif » dans le continuum éducatif et préventif des violence
Repair
REPAIR!49, REPAIR!35 etc., réseau d'entraide par et pour les enfants confiés en protection de l'enfance d'hier et d'aujourd'hui. Sa mission est d’offrir un point de repère qui favorise les rencontres et renforce leur pouvoir d'agir ; qui les informe sur leurs droits et qui leur donne la parole pour faire entendre leur voix. ( Voir ci-dessous le reportage de Marion Bastit)
L'Enfant bleu
L’Enfant Bleu, la lutte contre l’enfance maltraitée. L’association, fondée en 1989 par Lorène Russell, elle-même enfant maltraitée, apporte un soutien juridique et psychologique aux victimes de maltraitance durant l’enfance. « L’aide la plus appropriée pour les enfants qui subissent une maltraitance doit reposer sur des compétences pluridisciplinaires et complémentaires autour de la victime et de son entourage protecteur. C’est ainsi que dès sa création L’Enfant Bleu s’est construite sur l’idée du nécessaire travail collégial entre psychologues, juristes et écoutants bénévoles. » L’association mène également des actions de prévention dans les écoles et auprès des responsables politiques pour améliorer la protection de l’enfance.
L’association lance le RESPECTOMETRE, un outil pédagogique de sensibilisation et de prévention pour aider les enfants à comprendre, repérer et nommer les situations de violence. Il est téléchargeable sur le site de l’Enfant Bleu. Il s’adresse aux enfants, mais aussi aux parents, pour faciliter le dialogue au sein de la famille, et aux professionnels de l’enfance (enseignants, éducateurs, personnels de crèche, travailleurs sociaux, psychologues, animateurs…), comme support pédagogique et outil d’échange.
« Avec le Respectomètre, nous poursuivons notre engagement en faveur de la prévention. Nous sommes convaincus que la lutte contre les violences faites aux enfants commence très tôt, par l’éducation, la sensibilisation et la mise à disposition d’outils concrets. Donner des repères aux enfants, mais aussi aux adultes qui les entourent, c’est leur permettre d’identifier l’inacceptable et de créer les conditions d’une parole possible et protégée.» Il est téléchargeable sur le site de l’Enfant Bleu.
L’association lance le RESPECTOMETRE, un outil pédagogique de sensibilisation et de prévention pour aider les enfants à comprendre, repérer et nommer les situations de violence. Il est téléchargeable sur le site de l’Enfant Bleu. Il s’adresse aux enfants, mais aussi aux parents, pour faciliter le dialogue au sein de la famille, et aux professionnels de l’enfance (enseignants, éducateurs, personnels de crèche, travailleurs sociaux, psychologues, animateurs…), comme support pédagogique et outil d’échange.
« Avec le Respectomètre, nous poursuivons notre engagement en faveur de la prévention. Nous sommes convaincus que la lutte contre les violences faites aux enfants commence très tôt, par l’éducation, la sensibilisation et la mise à disposition d’outils concrets. Donner des repères aux enfants, mais aussi aux adultes qui les entourent, c’est leur permettre d’identifier l’inacceptable et de créer les conditions d’une parole possible et protégée.» Il est téléchargeable sur le site de l’Enfant Bleu.
SOS Enfance en danger
SOS ENFANCE EN DANGER est un lieu d'écoute, de conseils et d'orientation au service des enfants maltraités. Son rôle est d’alerter les pouvoirs publics pour mettre en évidence, le plus rapidement possible, les cas de maltraitance. Trois formes de maltraitance sont identifiées. La maltraitance physique (coups, fractures, brûlures, hématomes, blessures…), qui comprend aussi les carences éducatives mettant en jeu la vie de l’enfant (manque de soin, d’hygiène, d’alimentation…), la maltraitance psychologique (humiliations, relation d’emprise, insultes, harcèlement, moqueries) et la maltraitance sexuelle (abus sexuel, attouchement, inceste, viol) L'association peut se constituer partie civile lorsque la situation le nécessite. SOS ENFANCE EN DANGER mène des actions de prévention auprès des enfants en milieu scolaire ou en accueil péri-scolaire : prévention des abus sexuels intra ou extra familiaux, afin d’apprendre à l’enfant que son corps lui appartient et que personne n’a le droit de lui toucher ses parties intimes. Elle peut informer des groupes d'adultes se destinant aux carrières sanitaires et sociales (ASKORIA, AFPA, CLPS.) Elle propose également des groupes de parole, animés par des psychologues à raison d’une fois par mois. Ces groupes sont destinés aux victimes de maltraitance dans leur enfance (viols, abus sexuels, inceste, viols en réunion.)
Contre les violences sur mineurs
Contre les violences sur mineurs, l’association, créée en 2008, met à disposition des ressources numériques pédagogiques et participent à la recherche scientifique. Elle mène actuellement une enquête nationale sur la vie affective, les expériences et les violences sexuelles des 15-21 ans. Cette étude novatrice vise à connaître les comportements affectifs et sexuels des adolescents et jeunes adultes, leurs éventuelles pratiques de vente et d’achat de contenu à caractère sexuel en physique et sur internet, leur usage de la pornographie et les éventuelles violences sexuelles et les cyberviolences sexistes et sexuelles qu’ils auraient subies et/ou agies.
L’association informe et aide les victimes, donne des informations aux parents pour accompagner les enfants, aux proches qui veulent aider une victime et les professionnels en recherche de formation.
L’association informe et aide les victimes, donne des informations aux parents pour accompagner les enfants, aux proches qui veulent aider une victime et les professionnels en recherche de formation.
Des chiffres terrifiants
Toutes les 3 minutes, un enfant est victime d’inceste, de viols ou d’agressions sexuelles. Au moins tous les 5 jours, un enfant décède des suites de mauvais traitements infligés par un parent ou un proche. Ils sont 160 000 par an à être victimes de violences dont les 3/4 dans le cadre familial, 94 % commis par des hommes dont 39 % de mineurs. Et pourtant, ces statistiques alarmantes ne sont pas exactes, comme le souligne l’Observatoire des Droits de l’Enfant de l’UNICEF. « Aucun recensement précis et centralisé n’est effectué à ce jour. Ce défaut de fiabilité laisse à penser que le nombre de morts violentes d’enfants est plus important dans la réalité... L’inexécution des mesures en assistance éducative, ce qui représente un grand danger pour l’enfant et les délais d’exécution ne sont, à ce jour, aucunement recensés par des données statistiques globales et fiables sur l’ensemble du territoire. » (voir Analyses et chiffres clés UNICEF)
Est-ce à dire que nous n’avons pas un état des lieux du problème? Quid de la situation des enfants en situation de handicap qui subissent 4 à 5 fois plus de violence ? Quid des enfants victimes d’exploitation à des fins d’activités criminelles contraints par des adultes à commettre des actes illégaux bénéfiques à ces exploiteurs (vol, trafic de stupéfiants...) ? Cela dit beaucoup des rapports de domination de notre société.
Ci-contre, la vidéo réalisée pour le concours de plaidoirie de la Ligue des Droits de l’Homme à Saint Malo, en mars 2026
Est-ce à dire que nous n’avons pas un état des lieux du problème? Quid de la situation des enfants en situation de handicap qui subissent 4 à 5 fois plus de violence ? Quid des enfants victimes d’exploitation à des fins d’activités criminelles contraints par des adultes à commettre des actes illégaux bénéfiques à ces exploiteurs (vol, trafic de stupéfiants...) ? Cela dit beaucoup des rapports de domination de notre société.
Ci-contre, la vidéo réalisée pour le concours de plaidoirie de la Ligue des Droits de l’Homme à Saint Malo, en mars 2026
A retrouver sur le site Histoires Ordinaires l'article de Marion Bastit
Ex-enfants placées, elles racontent leur histoire et leur combat
Créer un réseau d’entraide entre actuels et anciens enfants placés, et faire entendre leur voix pour faire bouger les politiques. C’est l’objectif de l’association REPAIRS!49, née en 2021 en Maine-et-Loire. Elle propose aux jeunes de se retrouver une fois par mois autour d’un repas pour échanger autour de leurs difficultés. Rencontre avec Françoise, Sade et Anaïs, trois militantes de cette association.
Ex-enfants placées, elles racontent leur histoire et leur combat
Créer un réseau d’entraide entre actuels et anciens enfants placés, et faire entendre leur voix pour faire bouger les politiques. C’est l’objectif de l’association REPAIRS!49, née en 2021 en Maine-et-Loire. Elle propose aux jeunes de se retrouver une fois par mois autour d’un repas pour échanger autour de leurs difficultés. Rencontre avec Françoise, Sade et Anaïs, trois militantes de cette association.



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