Justice / Inégalités

30/05/2011

Les jeunes « Indignés » campent au cœur des villes


Apparu le 15 mai à Madrid, le mouvement des « Indignés » s'est répandu en une quinzaine de jours un peu partout en Europe : en France, des jeunes campent au cœur d'une trentaine de villes. Un sursaut civique et pacifique contre l'arrogance de la finance mondiale et l'impuissance des politiques.


Les jeunes « Indignés » campent au cœur des villes
Nul ne sait comment peut évoluer le mouvement des Indignés qui, à partir de Madrid, s'est répandu depuis la mi-mai en Europe. Pas plus Stéphane Hessel que d'autres, dont l'appel de l'hiver aura connu un écho incroyable.  Les manifestants de la Puerta Del Sol, à Madrid, par qui tout a commencé le 15 mai, tentent principalement de porter l'action dans les quartiers en organisant des assemblées locales.

Dans la foulée du "Printemps arabe" dont ils empruntent les méthodes pacifiques,  les Indignés sont en tous cas regardés avec sympathie par des sociétés malades de l'impuissance des gouvernements trois ans après la crise financière. Une fois de plus, des milliers de gens ordinaires vont peut-être changer le cours des choses, revitaliser la démocratie et permettre d'imaginer une vie meilleure...

Ci-dessous une sélection de reportages à travers l'Europe. Pour connaître les actions, voir le site réelledémocratie.






A Nantes (photo Le canard social)
A Nantes (photo Le canard social)







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Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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