Le billet

L'enterrement


13/12/2013




Nous pourrons dire à nos petits-enfants : j'étais là. En décembre 2013, j'ai vu un géant entrer dans l'Histoire. Un événement très rare. Le dernier, c'était quand déjà ? Quant au prochain... Hollande ? Sarkozy ? Merkel ? Blague à part, aux funérailles de Soweto, Mandela a seulement inspiré Obama : par sa poignée de main à Raúl Castro, venant après le dialogue entamé avec l'Iran, le premier président noir des États-Unis a fait le geste qu'il fallait lors de ce bal des hypocrites emmené par Bush, le menteur, Kabila et Sassou-Nguesso, les corrompus... Il n'aurait plus manqué que Nétanyahou vienne à la fête ! Refroidi par l'accueil qu'il pressentait, il a trouvé « l'avion trop cher » mais il est quand même parvenu à saluer de loin « le combattant de la liberté » qu'Israël traitait jadis de terroriste. Et le geôlier Nétanyahou maintient toujours captif Marouane Barghouti,  le « Mandela palestinien », le seul appelé à son tour à changer le cours de l'Histoire. 
 
Michel Rouger 

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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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