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Centrafrique : une tragédie silencieuse


05/01/2012



Centrafrique : une tragédie silencieuse
Médecins Sans Frontières, dans un dossier consacré à la Centrafrique, considère que la situation sanitaire y est plus grave que celle observée au Darfour (Soudan) au plus fort de la guerre et de la mobilisation internationale qu'elle avait entrainée.  

La Centrafrique « se trouve aujourd’hui dans un état d’urgence médicale chronique », écrit MSF, relevant un « taux de mortalité supérieur au "seuil d’urgence" ». « Le gouvernement et les bailleurs internationaux ont réduit leurs dépenses de santé tandis que les organisations humanitaires ne parviennent pas à répondre à l’ensemble des besoins. »

Les Centrafricains sont victimes d'une crise « insidieuse », explique l'ONG qui est présente dans le pays depuis quatorze ans. Un Etat impuissant, des groupes armés qui circulent librement :  d'interminables conflits de faible intensité  déplacent les populations et pèsent lourdement sur l'éducation, la santé...

« Sans aide extérieure, le système de santé ne fonctionnerait tout simplement pas. En outre, de nombreuses tentatives d’aide au pays ont été durement entravées, sinon empêchées par la corruption et le manque de capacité », souligne MSF qui « exhorte les décideurs à se mobiliser  ». 

La Centrafrique, ancienne colonie française, abrite environ 4 millions d'habitants sur un territoire un peu plus grand que la France. Le pays regorge de richesses considérables, qu’il s’agisse du sol (bois, coton, café, etc…) ou du sous-sol : or, diamants et autres minerais très recherchés.    





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono