Vu, lu, entendu... Afrique

Le sac plastique, l'or noir des femmes de Bobo-Dioulasso


19/08/2015




Tout a commencé en 2002. À Bobo-Dioulasso, la seconde ville du Burkina Faso, Houa Ilboudo ne supporte plus tous ces sacs plastique noirs semés un peu partout et qui font mourir les animaux qui les avalent. Elle soumet une idée de recyclage au GAFREH, le Groupe d'Action des Femmes pour la Relance Economique du Houet. En quelques semaines, le projet est mis sur pied, quatre femmes lancent l'atelier de couture à partir de ces fichus sacs plastique.

Pour le site Le Monde Afrique, Thibault Bluy est retourné à l'atelier de Bobo-Dioulasso. Elles sont 95 femmes aujourd'hui, âgées de 16 à 70 ans, à travailler sur le processus de recyclage, du ramassage de cet « or noir », comme il dit, à la commercialisation des pochettes, sacs, colliers vendus notamment aux touristes. Depuis la crise politique survenue à l'automne 2014, ces derniers sont beaucoup moins nombreux, les ventes ont chuté. Les femmes burkinabés doivent de nouveau se battre. Ci-dessous une vidéo postée par Isabelle Chevalley sur YouTube le 3 mai 2014.






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Le billet de la semaine

​Régime

Tous au régime, répètent les journaux. Pas pour nous aider à amincir des corps trop débordants l'été venu. Là, c'est trop tard. Non, le régime, c'est la métaphore préférée des médias pour rendre légers les choix brutaux des gouvernants. Au "régime", ou à la « "diète", les collectivités locales, l'État, la Sécu. Ou bien, pour changer : L'État "réduit son train de vie", "se serre la ceinture". Etc. Trop gras, trop gros, que fondent tous ces milliards en trop ! Bien sûr, les médias pourraient titrer sur les victimes de ces régimes à répétition, les mal soignés, les mal logés. Sur les firmes privées qui font du gras sur des services jusqu'ici gratuits. Ou encore sur les immenses besoins non satisfaits. Eloignés du réel, ils soutiennent au contraire par de doux euphémismes les idéologues de l'impôt allégé et de la diète publique.

Michel Rouger

20/07/2017

Nono



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