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06/02/2014

Valentine s'impose en femme et comédienne ronde, sur le web


Portrait de Valentine, une jeune femme ordinaire de Bretagne, qui consacre sa vie depuis l’enfance – contre vents et marées - à sa passion pour le théâtre et qui se bat pour exister pleinement comme femme et comédienne ronde.


Il y a plus d'un an, Armel et Joëlle Mandart*, des éditions « Mandarine », partageaient sur leur page Facebook un lien vers une web série d'humour réalisée par Valentine, une comédienne avec laquelle ils avaient travaillé au sein de la « Compagnie du Roi d'Argot » que le couple animait à Auray. 

« À l'époque du roi d'Argot, se rappelle Armel  Mandart, Valentine avait 15 ans. C'était une adolescente à fleur de peau, très rebelle, en rupture avec sa famille. Elle se battait de belle manière avec un corps envahissant. » Bien des années plus tard, Valentine, toujours restée en contact avec ce couple de référence, les a embarqués, le temps d'un épisode, dans sa Web série "J'veux un mec" où ils campent un couple à la "Deschiens". »

Auto-portrait de Valentine : une vie consacrée à la passion théâtre, pour le meilleur...

« Valentine est de la veine des Monty Python, s'enthousiasme le couple d'éditeurs. Elle ose tout, toujours à la limite, avec un formidable sens de l'auto-dérision. Nous avions beaucoup apprécié sa première pièce "Les fils de". Elle y faisait une parodie extrême du théâtre de boulevard et en même temps une critique acide du népotisme dans les milieux du spectacle et de la politique. Elle a su s'entourer de très bons acteurs et actrices et ne s'est pas réservé le plus beau rôle.  »

 Dans cet interview, au delà de son histoire personnelle de comédienne trop ronde, Valentine fait comprendre comment vit et travaille cette nouvelle génération d'artistes qui tentent leur chance sur les nouveaux canaux de diffusions que sont Youtube et Dailymotion, la tv de demain paraît-il.

Valentine s'impose en femme et comédienne ronde, sur le web

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auto_portrait_de_valentine_1.mp3 Auto portrait de Valentine.mp3  (9.11 Mo)


Le tourbillon Valentine. Making-of du tournage du dixième épisode de "J'veux un mec", à Rennes.

Début décembre Valentine a lancé sur les réseaux sociaux, un appel pour trouver sur Rennes un comédien et un cadreur équipé de son matériel. « Et bénévoles bien sûr, précisait-elle, je n’ai pas de prod. » L'occasion était belle d'aller à sa rencontre

A 9 h 30, sur la dalle du Colombier au centre ville de Rennes, une drôle de petite troupe : Valentine, tout de suite reconnue à l’entrée de la place, Marvin – le cadreur/ réalisateur de la Mic Mac Factory – qui s’est engagé avec enthousiasme et professionnalisme dans l’aventure, enfin Guillaume, un jeune comédien local qui va donner la réplique à Valentine sous les traits d’un drôle de père Noël. Personne ne se connaît. Tous ignorent le scénario que Valentine improvisera in situ, en fonction des évènements et des potentiels figurants qu’elle va entraîner dans le tourbillon de sa réalisation. Juste une forte curiosité et la confiance instinctive dans ce petit bout de femme dont la tonicité et le charisme apparaissent d’emblée.
 
Vers 10 h, une équipe de FR3 Bretagne rejoint la troupe. Là est la clé de cette mystérieuse équipée, via les réseaux sociaux : Maylen Villaverde, journaliste de la chaîne régionale, voulait faire un sujet sur la comédienne, originaire de Vannes, à l’occasion des prix qu'elle vient de se voir décerner aux Festivals de Montreux et de la Ciotat : prix de la meilleure web série d’humour 2013. « Elle souhaitait me filmer en tournage mais à condition que cela se fasse à Rennes, nous apprend Valentine. Je n’ai pas d’équipe de production et je ne connais personne à Rennes, car je travaille à Paris et vis depuis quelques mois à Nantes. »Alors Valentine a pensé faire appel à ses « nombreux amis virtuels » - sa série a été vue plus de 600 000 fois en moins d'un an -  pour constituer son équipe de tournage. Et ça a marché.

Pour visionner le 10° épisode de "J'veux un Mec" : Coucher avec le père Noël .

* En Décembre 2011, Histoires Ordinaires consacrait un portrait à Armel et Joëlle Mandart et aux éditions Mandarines : une maison d'édition de consacrée aux auteurs de théâtre. Une des seules existant aujourd'hui en France.


Reportage multimédia Alain JAUNAULT




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

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