Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Le lobby breton », un livre - enquête de Clarisse Lucas.


17/06/2011



« Le lobby breton », un livre -  enquête de Clarisse Lucas.
Journaliste à l'Agence France Presse et collaboratrice d'Histoires Ordinaires, Clarisse Lucas publie le fruit d'un long travail d'enquête sur le lobby breton. L'ouvrage dévoile un vaste ensemble composé de capitaines d'industrie (Le Duff, Pinault, Bolloré, Yves Rocher...), d'hommes et de femmes d'influence, mais aussi de personnages aussi peu connus qu'étonnants.

La "Breizh connection" étend ses ramifications au coeur des administrations, y compris à Bruxelles. Un autre pan du lobby prend ses racines dans le monde de la culture et des arts. Un coup de projecteur est donné sur l'Institut de Locarn, lieu de rencontre assez consensuel pour discuter et s'écouter, un peu à la manière du Celib d'autrefois. « Mais pour aller où ?"» s'interroge Clarisse Lucas. La journaliste estime que les Bretons pourraient faire mieux...

Le lobby breton, Nouveau Monde Editions






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono