Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

17/06/2011

« Le lobby breton », un livre - enquête de Clarisse Lucas.




« Le lobby breton », un livre -  enquête de Clarisse Lucas.
Journaliste à l'Agence France Presse et collaboratrice d'Histoires Ordinaires, Clarisse Lucas publie le fruit d'un long travail d'enquête sur le lobby breton. L'ouvrage dévoile un vaste ensemble composé de capitaines d'industrie (Le Duff, Pinault, Bolloré, Yves Rocher...), d'hommes et de femmes d'influence, mais aussi de personnages aussi peu connus qu'étonnants.

La "Breizh connection" étend ses ramifications au coeur des administrations, y compris à Bruxelles. Un autre pan du lobby prend ses racines dans le monde de la culture et des arts. Un coup de projecteur est donné sur l'Institut de Locarn, lieu de rencontre assez consensuel pour discuter et s'écouter, un peu à la manière du Celib d'autrefois. « Mais pour aller où ?"» s'interroge Clarisse Lucas. La journaliste estime que les Bretons pourraient faire mieux...

Le lobby breton, Nouveau Monde Editions





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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