Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

La leçon de bonheur d’Alain Badiou, philosophe rebelle


20/08/2015



La leçon de bonheur d’Alain Badiou, philosophe rebelle
« Comment vivre sa vie ? »  C'est la question qui taraude tous les Humains. Sous ce titre, dans une longue interview recueillie par Nicolas Truong pour Le Monde, le grand philosophe Alain Badiou, 78 ans, apporte une réponse stimulante. « C'est en étant heureux que l'on peut changer le monde », dit-il. Mais le bonheur n'est pas la satisfaction derrière laquelle nous fait courir la société de consommation.  « Le bonheur, c'est lorsque l'on découvre que l'on est capable de quelque chose dont on ne se savait pas capable. » « J'ai presque toujours été rebelle aux opinions dominantes, dit-il aussi, parce qu'elles sont presque toujours conservatrices. »

Dernier ouvrage : « Le Second Procès de Socrate » (Actes Sud, 2015).






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono