Vu, Lu, Entendu...

27/05/2019

Djamila Ribeiro, militante féministe noire au Brésil


Dans ses « Chroniques sur le féminisme noir » (1), Djamila Ribeiro raconte les difficultés rencontrées par les femmes noires au Brésil.



Djamila Ribeiro, militante féministe noire au Brésil
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Beaucoup de femmes noires au Brésil, cumulent plusieurs handicaps, femmes, noires et pauvres. Les chroniques de Djamila Ribeiro  publiées dans le magazine Carta Capital racontent la vie quotidienne. Elle réagit à chaud sur l'actualité de son pays. Mais, pour une part, ses paroles se transposent facilement dans la vie en France . En tous cas elles font connaître une réalité méconnue du Brésil, un pays où le racisme n'a pas disparu. Elle critique, par exemple, l'humour « qui essaie de cacher le racisme derrière le rire ». Dans une de ses chroniques, elle démontre pourquoi « le racisme à l'envers n'existe pas » : elle raconte comment, dans une discussion sur le racisme, « on a toujours quelqu'un qui lui aussi, a déjà été victime de racisme, parce qu'il est blanc ».

Maître en philosophie politique, Djamila Ribeiro explique les origines du racisme envers les noirs et remonte à l'esclavage. Le Brésil est l'un des derniers pays à l'avoir aboli en 1888, quarante ans après la France. Aujourd'hui, noirs et métisses constituent plus de la moitié de la population brésilienne.

 

  1. Les « Chroniques sur le féminisme noir », traduites du brésilien par Paula Anacaona, sont disponibles  aux éditions Anacaona
    et au Collectif Brésil à Rennes
     


Djamila Ribeiro était à Rennes, le 15 mai dernier à l'invitation du Collectif Brésil. Elle est intervenue au Lycée Chateaubriand, à l'association « Reconstruire». En soirée elle a présenté les sujets de son livre devant environ soixante dix personnes au Bar Le Mélies.
Djamila Ribeiro était à Rennes, le 15 mai dernier à l'invitation du Collectif Brésil. Elle est intervenue au Lycée Chateaubriand, à l'association « Reconstruire». En soirée elle a présenté les sujets de son livre devant environ soixante dix personnes au Bar Le Mélies.



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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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