Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Carcéropolis : voir vraiment la prison


19/09/2012



Carcéropolis : voir vraiment la prison
Depuis le 18 avril 2012, Carcéropolis, le portail mulltimédia gratuit lancé par Julien Villalard, développeur de sites pour les associations et les ONG, nous propose d'entrer dans une prison virtuelle pour ouvrir les yeux et se questionner.

Pour répondre à nos demandes, des reportages, des photos - une quarantaine d'auteurs audio-visuels ont cédé leurs oeuvres à titre gracieux -, des articles, des webdocumentaires, des données chiffrées, un plan interactif... L'équipe de "Carcéropolis", ce sont des bénévoles, journalistes, photographes, écrivains, soutenu par des associations partenaires (Acat France, Act Up, Ban Public, Bibliothèque Philippe Soummeroff, Genepi, La Cimade, l’Observatoire international des prisons et Raidh).

Le site nous invite à réfléchir et à nous faire notre propre avis sur les conditions d'incarcération en France, sur le sens de l'enfermement et de la peine, à prendre conscience des insuffisances du milieu carcéral et à nous questionner sur le rapport entre justice et société.

Quelle justice veut-on ? Quels moyens pour se protéger ? C'est aussi aux citoyens et citoyennes d'y réfléchir pour ne pas laisser aux politiques la décision de lois sécuritaires. Ce site est un bon outil.

 


Cliquez ici pour entrer sur CARCEROPOLIS






Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono