Vu, Lu, Entendu...

22/01/2020

A lire ​"Femmes de presse, femmes de lettres"


De Delphine de Girardin à Florence Aubenas


A lire  ​"Femmes de presse, femmes de lettres"
femmes_de_presse.amr Femmes de presse.amr  (238.6 Ko)
Qui connait Andrée Viollis, femme reporter qui rivalisait avec Albert Londres ? Comme beaucoup d’autres, elle est tombée dans les oubliettes de l’Histoire. Une injustice qu’a voulu réparer la chercheuse Marie-Eve Thérenty 

Alors que l’histoire de la presse célèbre volontiers ses grands hommes, elle n’a jusqu’ici accordé quasiment aucune place aux femmes journalistes, qu’elles aient été célèbres en leur temps comme Delphine de Girardin, Séverine ou Titaÿna, ou des écrivaines reconnues comme George Sand ou Colette. Pourtant, dès le XVIIIe siècle, des femmes créent et dirigent des feuilles périodiques. Les femmes journalistes du XIXe siècle, qui écrivent un journalisme de chronique directement issu du bel esprit des salons, sont leurs héritières.

Cet ouvrage raconte la progression des femmes dans les journaux généralistes et la manière dont elles ont réussi à s’infiltrer et parfois à s’imposer dans l’article politique, dans la chronique judiciaire, dans la chronique des sports et dans le grand reportage. Ces femmes ont dû inventer des pratiques, créer des postures et imposer des écritures. Pour faire passer leur prose dans le journal, elles ont pu privilégier la narration, la fiction, l’écriture intime aussi. Subalternes elles-mêmes, elles ont par ailleurs souvent choisi d’enquêter sur les exclus de la société.

Cet essai montre aussi combien il serait caricatural d’affirmer l’existence d’un modèle unique de la femme journaliste qui s’opposerait à son pendant normatif masculin. Car il existe une infinité de façons d’être femme journaliste.

Marie-Ève Thérenty nous présente ici un panorama des femmes journalistes, du XIXe siècle et de l’entrée dans l’ère médiatique à 1944. Après l’octroi du droit de vote aux femmes françaises, les contraintes professionnelles et les enjeux ne sont plus tout à fait les mêmes. Néanmoins, dans un univers de presse encore hiérarchisé et discriminant, les femmes journalistes ont continué parfois de mobiliser les dispositifs décrits dans cet ouvrage qui se conclut donc par l’observation de trois cas plus contemporains : Françoise Giroud, Marguerite Duras et Florence Aubenas.

Femmes de presse, femmes de lettres. CNRS Editions. 25 €.



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46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

Michel Rouger

30/04/2020

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