Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

03/12/2015

« La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre ! »




« La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre ! »
Douze organisations de jeunes situées à gauche  (UNEF, UNL, JOC, MRJC, les Jeunes Communistes, les Jeunes CGT, la maison des potes...) ont lancé le 1er décembre un manifeste intitulé « La génération de la crise ne sera pas celle de la guerre ! » 

« Ces attentats touchent profondément les jeunes de notre pays, déclare entre autres le manifeste. Les lieux qui ont été visés – festifs, culturel, sportifs – sont ceux que beaucoup d’entre nous fréquentent. Les jeunes sont nombreux parmi les victimes mais aussi parmi les auteurs des attentats (...) Nous avons une responsabilité particulière, pour dépasser nos peurs et refuser cette violence (...) De l’école à l’insertion en passant par la culture : plus aucun jeune ne doit être plongé dans l’incertitude et la perte de repère dont se nourrissent les terroristes. S’il y a bien une situation qui mérite l’Etat d’urgence, c’est celle des jeunes en France victimes de discriminations. »

Retrouvez aussi : « Lettre à ma génération »

Sarah Roubato n'a pas 30 ans. Parisienne vivant aujourd'hui à Montréal, elle cultive une passion : « Regarder la société à travers la lorgnette du quotidien. » Autant dire qu'elle « a toujours adoré les terrasses​ », qui lui ont même inspiré un manuscrit. Le slogan "Tous en terrasse" lancé après les attentats lui semble cependant bien réducteur tant la tragédie du 13 novembre lui inspire des réflexions.

Dans une Lettre à ma génération  , Sarah Roubato invite à regarder la société, le monde, l'époque, tels qu'ils sont, loin des représentations véhiculées par beaucoup de médias. Voir aussi son blog.





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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