Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

Entretien avec les cinéastes syriens engagés


25/09/2012



Le 30 mai 2012, nous parlions ici de Bassel Shehadeh, l'espoir du cinéma syrien tué deux jours plus tôt à Homs, caméra à la main, par un tir de roquette. Sous le titre I will cross tomorrow, à partir d'images réalisées par Bassel lui-même, un hommage lui a été rendu par le collectif de cinéastes engagés Abounaddara que l'on peut découvrir aujourd'hui dans un entretien très riche réalisé par Cécile Boëx pour La Vie des idées.

Depuis avril 2011, le collectif de cinéastes est engagé aux côtés du peuple syrien en lutte pour sa liberté. Dans cet entretien, se situant à l'ombre de la grande figure du cinéma engagé syrien Omar Amiralay dont on peut redécouvrir les chefs d'œuvre, les cinéastes d'Abounaddara décrivent le "cinéma d'urgence" qu'ils sont amenés à pratiquer dans leur pays.

L'entretien est ponctué de nombreux liens.  On peut redécouvrir les chefs d'œuvre d'Omar Amiralay et de nombreux courts-métrages du collectif dont ceux-ci.
 

Zeina

 

Il will cross tomorrow

 

 





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono