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Avec les ouvrières de "We want sex equality"


06/04/2011



Avec les ouvrières de "We want sex equality"
Récompensé au festival de Dinard 2010 (meilleur film, meilleur scénario et prix du public), le film du britannique Nigel Cole est un vrai bonheur, savant mélange de sérieux et d’humour, d’énergie et d’émotion, de réalité et d’espoir.

Le film raconte comment les ouvrières de l’usine Ford de Dagenham (Grande-Bretagne) se mettent en grève pour réclamer l’égalité des salaires avec les ouvriers. Aux USA, le géant Ford gronde et se fâche mais rien n’entamera la détermination des 187 machinistes.

Si le sujet est sérieux, cela n’empêche pas de rire et de se prendre un sacré coup d’énergie avec ces femmes simples qui ont ancré au plus profond d’elles-mêmes cette phrase leitmotiv qui parcourt le film « On se bat pour nos salaires parce que c’est juste. » 

Parce qu’elle était juste, cette action a marqué le point de départ des luttes pour la parité salariale. Si on en croit les statistiques, elle n’est toujours pas acquise entièrement dans les pays occidentaux. Quant aux autres pays, elle n’est même pas à l’ordre du jour. 

Le film est comme une piqûre de rappel : ces femmes et leur détermination nous rappellent que le combat n’est pas fini.

Marie-Anne DIVET.





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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

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