Vu, lu, entendu...

Métiers scientifiques : pourquoi si peu de femmes ?


04/03/2014




Femmes et sciences, deux mots incompatibles ? C'est à croire puisqu'encore aujourd'hui, les filles sont sous-représentées dans les cursus scientifiques. Problème d'orientation ? Stéréotypes qui ont la peau dure ? Manque de modèles ? Dans le cadre des débats organisés à l'occasion du 8 mars, ce sont quelques bonnes questions à se poser.

Des initiatives nombreuses sont prises pour encourager les filles à se tourner vers les études scientifiques comme les journées " Filles et math : une équation lumineuse " organisées par les associations " Femmes et mathématiques " et Animath

Au cours de ces journées, les filles rencontrent de manière informelle des femmes doctorantes, mathématiciennes jeunes et moins jeunes, femmes ingénieures. Ce sont de riches moments d’échange, de rencontre entre mathématicien-ne-s, professeur-e-s de mathématiques et élèves/étudiantes.

Pour faire évoluer les mentalités, la route est encore longue. Comme l'écrit Marilyne Baumard, dans son article " Les filles, osez les sciences ! ", ( Le Monde du 3 mars 3014 ) : «  Au pays d’Antoinette Fouque (1936-2014), l’ascenseur à filles est dangereusement bloqué ! A ce rythme, il faudra attendre 2080 pour atteindre la parité entre chercheurs et chercheuses en sciences dures au Centre national de la recherche scientifique. Quant aux femmes profs de mathématiques dans le secondaire, il faudra bientôt lancer une enquête pour les trouver. »

Et si c'était l'affaire de tous et toutes, pas seulement, le problème des professeur(e)s de mathématiques ?






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Le billet de la semaine

Notre Dame de France

Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

09/08/2017

Nono



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