Vu, lu, entendu...

Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés


25/06/2014




Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés
Après le "Précis à l’usage des journalistes qui veulent écrire sur les noirs, les musulmans, les Asiatiques, les Roms, les homos, la banlieue, les femmes … ", voici le kit téléchargeable à l'intention des journalistes et des médias qui souhaitent "informer sans discriminer", réalisé par l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJLGBT). 

Ainsi, on ne parle pas d'"aveu" de son homosexualité comme s'il était question d'une faute, on évite les photos délurées et les jeux de mots malheureux. Ce kit évoque aussi le traitement de la question du VIH, puisque ces populations y sont souvent très exposées. En sept chapitres, l'AJLGBT donne des pistes pour esquiver les formules maladroites, éviter la propagation des clichés. Bref, se forger une plume respectueuse des personnes LGBT. Et bannir la hiérarchisation en fonction des orientations sexuelles.

Plus largement, ces documents interrogent les pratiques journalistiques. Dans quelle mesure est-il utile de mentionner l'identité de genre d'une personne interviewée, sa couleur de peau, sa religion, ses origines sociales ? 

Enfin, à quand un guide en direction des journalistes qui veulent parler des personnes handicapées sans stéréotypes ? Et la collection reste à enrichir…  








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Le billet de la semaine

Notre Dame de France

Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

09/08/2017

Nono



Webdoc "Les 11 de Saint Péran"