03/03/2022

A Kiev ou Kaboul


Un poème de Jean-François Ménard


A Kiev ou Kaboul
Il ne s’entend plus d’oiseau
Ni si loin nos voix

Dans la fureur on écrase
La sauge et le tournesol

Au lever du jour
Avons-nous à nos fenêtres
Le même soleil
Que ceux qui peuvent mourir
Parce qu’ils croient en leurs rêves

Aux heures d’effroi
Quand le courage des peuples
Est notre salut
N’avons-nous que la tristesse
En partage dérisoire

Ou foi dans le cri
Nos portes et mains ouvertes
Pour Kaboul et Kiev

La force persévérante
De ceux qui croient aux étoiles


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