Rebelles non-violents

Jean-Marie Muller nous a fait parvenir ses commentaires suite aux évènements de Montauban et Toulouse. Dans cet extrait, à la lecture d' Albert Camus et de Khalil Gibran, il nous convie à réfléchir sur notre responsabilité.


Nous autres meurtriers
Il est précieux aujourd’hui de relire et de méditer Albert Camus. Notre monde, affirme-t-il, est  « le monde du meurtre » . Dans « Nous autres meurtriers », Camus écrit que le seul combat qui vaille est de lutter contre le meurtre. « Il n’y a qu’un seul problème aujourd’hui qui est celui du meurtre. Toutes nos disputes sont vaines. Une seule chose importe qui est la paix. Les maîtres du monde sont aujourd’hui incapables de l’assurer parce que leurs principes sont faux et meurtriers. Que du moins, et dans tous les pays, ceux qui refusent le meurtre se réveillent, dénoncent ces faux principes. » Il insiste : « Ceux qui ne veulent pas tuer doivent parler et ne dire qu’une seule chose, mais le dire sans répit, comme un témoin, comme mille témoins qui n’auront de cesse que lorsque le meurtre, à la face du monde, sera répudié définitivement. » 
Dans un autre texte, « Sommes-nous des pessimistes ? », Albert Camus écrit :  « Les gens croient qu’ils ont assez fait pour le bien de l’homme en ne tuant personne directement et en s’efforçant de ne mentir que le moins possible. (…) Ceux qui vivent dans un pareil monde sans le condamner de toutes leurs forces (c’est-à-dire presque tous) sont à leur manière, aussi meurtriers que les autres ». Quant aux réalistes, ils « n’entreprennent aucune tâche qui soit vraiment importante ou vraiment humaine, c’est ainsi que même sans le vouloir, ils consacrent le monde du meurtre ».   
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 29 Mars 2012 à 22:55
Medhi Lallaoui
Le film de Medhi Lallaoui « En finir avec la guerre » , réalisé en 2008, est maintenant visible en intégralité sur le site de Mediapart. Ce documentaire collecte les témoignages poignants et clairs des anciens appelés en Algérie. 

C'est en 2004, qu'avec trois collègues,  Rémi Serres dont vous pouvez lire le témoignage sur le site histoiresordinaires.fr, lance  l' « Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4 ACG) » dont la présidente d'honneur est Simone de Bollardière, femme de Jacques de Bollardière qui avait dénoncé la torture et de ce fait, avait été démis de ses fonctions en 1957.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Mars 2012 à 21:57
La majorité des conflits d'aujourd'hui sont ethniques et contraigne des millions d'enfants à l'exil ou au déplacement dans leur propre pays. Orphelins ou séparés de leur famille, ils sont des proies faciles pour les recruteurs d'enfants soldats. Garçons et filles de moins de 18 ans, ils sont mêlés à plus de trente conflits dans le monde.

Ils sont combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, espions, gardes du corps, esclaves sexuels ou " détecteurs " de mines. Recrutés de force pour certains, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance ou pour se venger des auteurs des actes de violence qu'ils ont subis, eux ou leur famille.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 8 Février 2012 à 06:15
Stop aux tortionnaires syriens
Le mouvement  de mobilisation par le net AVAAZ a lancé une pétition internationale  en direction des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de la Ligue arabe.. A ce jour 600 00 personnes ont signé, l'objectif est d'atteindre 750 000 signatures.
Et c'est urgent car si les pays de l'Union Européenne ont décidé, pour la onzième fois, un nouveau train de sanctions, ce n'est pas le cas du Conseil de sécurité qui n'est pas parvenu à s'entendre sur les mesures à prendre. 
D'après Amnesty International, la nouvelle loi sur la peine de mort de décembre 2011 qui en prévoit l'application" à quiconque fournit des armes ou aide à fournir des armes en vue de la commission d'actes terrroristes". Or les manifestations anti-gouvernementales sont considérées par le régime comme étant le 'fait de terroristes armés".

Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 18 Janvier 2012 à 16:57
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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