Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Un soir chez les Indignés de Corrèze


18/01/2012




Photo Audrey Cerdan
Photo Audrey Cerdan
Il n'y a pas que les Indignés de New York, Madrid, Londres, Paris... À Puy d'Arnac, en Corrèze, ils étaient une vingtaine,  ce soir-là, réunis pour partager leur indignation devant les dégâts sociaux et l'incapacité des politiques à s'y attaquer. Il y avait des agriculteurs, une maraîchère, un plombier-chauffagiste, des artistes, des artisans...    Zineb Dryef, pour le texte, et Audrey Cerdan, pour la photo, en rendent compte dans un reportage de Rue89.

Parmi toutes les paroles recueillies, citons par exemple cette phrase de Marie, 50 ans, qui survit avec quelques centaines d'euros par mois : « Il faut que les politiques sachent l'état de délabrement de nos vies. Le choix aujourd'hui, c'est de payer ses factures ou de manger. Il faut que les politiques parlent de ça, soient plus concrets. C'est une grande révolte. Les petits raccommodages ne suffisent pas. »

Les Indignés de Corrèze ne veulent pas rester les bras croisés : ils veulent rassembler des gens, mener des actions de désobéissance civile...
 










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Le billet de la semaine

Notre Dame de France

Etouffant le ramdam, le Président a remballé le statut de Première Dame promis à sa mariée lors de sa chevauchée printanière vers le pouvoir. Brigitte (qui n'a d'ailleurs jamais prétendu au rôle d'un Philip d'Edimbourg, le grand consort anglais) va seulement voir sa Maison étoffée, plus de gens, un super standard peut-être. Pour un emploi familial, tapez 1. Un voisin bruyant, tapez 2. Un chat perdu, tapez 3. Etc. Mais pourquoi donc une Première Dame ? En Allemagne, l'époux d'Angela Merkel cultive un anonymat farouche : le rôle, il est vrai, n'est pas fait pour les hommes. Concrètement, la République n'a-t-elle pas ses médiateurs, ses serviteurs ? Pourquoi les Français, pour réveiller une administration parfois ensommeillée, devraient-ils compter sur l'oreiller de la Moitié ? En fait, il y a là, bien sûr, plus qu'un service rendu. Un symbole. Celui d'un peuple de sujets plus que de citoyens.

Michel Rouger

09/08/2017

Nono



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