Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Que savons-nous de nos prisons ? »


07/06/2012



« Que savons-nous de nos prisons ? »
C'est la première question que pose la voix off du site carceropolis.fr, plate-forme multimédia lancée le 17 avril dernier par des citoyens juristes, sociologues et militants associatifs, à l'initiative de Julien Villalard. Responsable de projet internet pour des ONG, il n'avait pas de lien particulier, personnel ou associatif, avec la prison.

Pas plus que la dizaine de personnes qu'il a mobilisées autour de son projet : chercheurs, reporters et photographes qui nous donnent à voir et à entendre ce qui se passe à l'intérieur des prisons. Après an et demi de travail, l'équipe, entièrement bénévole et dépourvue de budget, a réussi à collecter des données documentaires, artistiques ou militantes, afin de multiplier les regards sur la prison.

Les ressources sont nombreuses mais il fallait les regrouper et les mettre en scène regarder la réalité : les conditions de détention des femmes et des détenus mineurs, le travail, la vie spirituelle, la santé, la vie quotidiennne, le travail des surveillants...

Avoir « un autre regard sur la prison et sortir des fantasmes que celle-ci véhicule », les auteurs du site refusent l'idée d'un projet « militant  » ou « partisan ». Soutenus par des partenaires comme l'ACAT, La Ligue des droits de l'Homme, La Cimade, Ban Public, Act Up, la Bibliothèque Soummeroff, Genepi, L'Observatoire international des prisons, et le Raidh, ils veulent susciter la réflexion sur le sens de l'enfermement, sur les conditions de la détention et les pratiques du milieu carcéral.

Pour accéder à la plate-forme, cliquez sur le lien carceropolis.fr






Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono